LACS TZADÉ, lï I VIÈKKS A F F L U K .N TES, CIIAIil.
tili'J
|ioinl d'eau, si ce n’est sous forme de ruisseaux temporaires ; le versantoccidental, qui comprend le Burnou proprement dit, est parcouru par deuxrivières ou koniuilomjuii, qui n'offrent dans la saison sèche qu'une succes-sion de mares, mais qui s’écoulent en un courant continu dans la saison despluies, c'est-à-dire pendant au moins quatre mois: elles sont même assezprofondes et rapides pour qu'on soit obligé de les traverser en bateau ousur des radeaux soutenus par des outres ou des calebasses. Le ^éou 1 , quiporte un nom différent dans les pays qu’il arrose, est, du moins par lalongueur du cours, un lleuve très considérable. Ses liants affluents naissentau loin dans le Haoussa, à SOU kilomètres à l'ouest du lac Tzàdé; tout leBornou occidental appartient à son bassin, et même du pays des Bàbir, surles (routières deTAdamaoua, lui viendrait un tributaire, coulant dans unepartie de son cours par une galerie souterraine 2 . On s’étonne que le litd’écoulement d’un bassin aussi étendu ne soit pas constamment empli; ilest probable que les eaux du Yéou se déversent latéralement pendant lesinondations dans le Gamzaïghi et d’autres lacs du Bornou nord-occidental,ipie visitèrent, il y a plus d'un demi-siècle, Denliam et Clapperton .
La masse liquide de beaucoup la plus forte qui s'épanche vers le Tzàdéest celle que lui envoient les montagnes du faite méridional, arrosées enabondance par les averses dos calmes équatoriaux. Les rivières qui naissentdans le pays des Mandant , — telle le komodougou Mboulou, — s'étalentlargement dans la plaine, à cause du manque de pente, et forment desnappes qui s’étendent à perte de vue à travers les forêts et les savanes et,lac mouvant, descendent lentement vers la mer intérieure; dans certainsdistricts les communications sont complètement interrompues pendant dessemaines et des mois : du Tzàdé au Benué, par le lac Toubouri, les nappesd’eau sont continues ; mais ce qui étonne, c’est qu’au lieu de s’étaler enmarais elles emplissent d’ordinaire des canaux à liantes berges ayant l'as-pect de lits iluviaux 3 . Ce fait semblerait indiquer l'existence antérieured’une ramure de courants encore plus considérable qu’elle ne l’est de nosjours. Le Chari, dont le déversoir principal se trouve vers le milieu de lacôte méridionale du Tzàdé, n’a plus de bouches distinctes pendant lescrues : un lit commun les unit toutes en un même courant large de 50 kilo-mètres ; dans les langues locales le mot de Chari a le même sens que celuide Tzàdé, c’est-à-dire « Amas d’Eau ». Tandis que pendant la premièremoitié de la saison pluvieuse, en juillet et en août, le niveau du lac s’abaisse
1 Yonbé de Nachtigal, W’aoubô de Bailli.
* Gerhard Itoldfs, Qucr durch Afrika.
5 II. Bailli, ouvrage cité.