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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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poli tes ou grandes, aux K ta ts vassaux rattachés sous des conditions diversesà l'Etat suzerain. Dans la plupart, de ces royaumes secondaires les souve-rains continuent de disposer de la vie de leurs sujets et l'ont des razziaspour leur propre compte chez les païens des alentours. Les hommages qu'onrend au sultan du Mandant dépassent même ceux qui sont dus au mai dulîornou : nul dignitaire n’ose s’asseoir devant lui en tournant directementla lace vers son glorieux visage; de pour d’être éblouis, tous doivent luitourner le dos en se penchant vers la terre. Quand il voyage, accompagnédu concert incessant des tambours et des trompettes, les courtisans cou-rent devant lui, l’avertissant à grands cris de tous les accidents delà route.Nul cérémonial n'est plus rigoureux et plus servilement obéi que celui dela coui' de Doloo.

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n a r, ni rmi

Le pays de llaghirmi proprement dit est la plaine en partie marécageuse comprise entre le cours du C.hari intérieur, le Tzàdé, les montagnes quepeuplent les Sokoro et les rochers qui limitent à l’ouest le lac Fitri. Cetespace occupe une superlicie d’au plus oOOOO kilomètres carrés, soit envi-ron un dixième de la France en étendue; mais on considère comme unedépendance politique du Baghirmi les régions environnantes habitées pardes populations païennes qui payent le tribut ou chez lesquelles des expé-ditions de guerre vont faire provision d’esclaves : le territoire du Baghirmise trouve ainsi plus que triplé sur les cartes. D'après les auteurs arabes, leshabitants de la contrée auraient été nommés Baghirmi , Bakirmi, Bakanni,des deux mots Baggar Miya ou « Cent Vaches », parce que les premierssouverains du pavs avaient imposé un tribut de cent tètes de bétail à cha-cune des peuplades qui leur étaient soumises. Dans la langue des indi-gènes ceux-ci se désignèrent eux-mêmes par le nom de Barmaghé.

La population du Baghirmi, y compris les tributaires, était évaluée parBaiih, au milieu du siècle, à un million et demi d’habitants; d’aprèsNachtigal, les sanglantes guerres avec le Ouadaï, les famines, les razziasqui en ont été la conséquence, auraient réduit d’au moins un tiers lenombre des Barmaghé : on ne saurait les évaluera plus d’un million. Leshabitants policés du pays, dans le Baghirmi proprement dit, sont, commeles Kanouri du Bornou, des gens de race croisée, ayant parmi leurs ancê-tres des So, des Makari et autres aborigènes de toutes les tribus voisines,