NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
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propre famille, le sultan <jui moule sur le (roue fait arracher un œil àchacun de ses frères, la eoulume exigeant que le sultan ait le corps sansdéfaut. Du souverain le pouvoir absolu descend à ses nombreux eunuqueset à tous les fonctionnaires, qui imposent les taxes et pillent les villages àvolonté. Les sujets se présentent très humblement devant les maîtres. Enpénétrant dans la maison du sultan, chacun doit mettre son buste à nu,laisser retomber ses vêtements au-dessous de la ceinture, s’agenouiller, in-cliner le corps en avant et joindre les mains. Semis les musiciens, qui sontde sang royal, et quelques chefs de tribus sokoro, que des exploits de guerreont lait considérer comme étant au-dessus de la loi commune, sont affran-chis de celte règle d’étiquette. Un esclave balance devant le roi un écran
N° 126. — MASSENA ET flACIURM! OCCIDENTAL.
C h o u a
Bakada
' -massena
C. Perroi
-.0 kil.
de soie rouge garni de plumes d’autruches noires : c’est le riclt, emblèmede la souveraineté; quant, à la lance royale, sur laquelle on prêtait sermentcomme sur une chose divine, elle a été capturée par b* sultan du Ouadaï,qui garde ce symbole du pouvoir roval.
La capitale de liaghirmi, Massena ou Massenia, la ville du « Tamari-nier », fondée il y a plus de trois siècles, est située dans l’immense plainedu bas (.hari, à une vingtaine de kilomètres au nord du lialchikam.Outre la ville, les murs enferment un espace considérable, des cultures,dos ’ _ s de foire et même un lac temporaire, offrant à peu près le
même aspect que celui de Kano et rendant la ville fort insalubre. Lorsquele sultan du Ouadaï lit le siège de Massena en 1870 et 1871, il ne put l’in-vestir complètement et c’est par une galerie de mine qu’il pénétra. Mas-sena est non seulement la capitale, mais aussi la cité la plus populeusedu liaghirmi; avant le siège. 20 000 habitants au moins s’y trouvaientréunis. Bougoman, sur la rive gauche du Chari, est, d’après Xacliligal,