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Livre XIII. L'Afrique Méridionale.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

d'arbres et les grands baobabs îles alentours. Ku bas, les rases des noirsse pressent autour des factoreries des diverses nations européennes : neufindigènes ayant encore le titre de rois, et défendus de la plèbe par la plusstricte étiquette, quoique vivant de chicouangue ou pain de manioc commeleurs sujets, revendiquent la possession des terres de borna cl chaque moisse rendent aux factoreries pour y recevoir les « coutumes » ouprix du loyer LDes plantations de cannes à sucre longent une partie de la rive, et dans lelleuve même se succèdent des îles dont l'une contient plusieurs villages,des champs darachides et des palmeraies : cest de que provient toutle bois de chauffage dont on se sert à Borna; mais la culture des « vivres»est trop négligée, puisque de véritables famines ont eu lieu et que les na-turels ont été obligés de manger la chair de lhippopotame, jadis méprisée.Une des îles damont, lile des Princes, renferme les tombeaux des rois deBorna et ceux des compagnons de Tuckey, morts pendant la désastreuseexpédition de 1S1 (». La position même de cette capitale, sur lestuairedu Congo, seulement à lentrée de limmense territoire revendiqué jus-quaux grands lacs, prouve que le centre vital de lempire se trouve encoreen deçà de la région des cataractes, il est vrai que Borna, comme jadisPélcrsbourg, la cité de Pierre le Grand , doit chercher avant tout, nonà occuper le centre politique des possessions, mais à rosier en relationsfréquentes et faciles avec l'Europe , d lui viennent les hommes, lesressources financières, les nouvelles et la civilisation.

Déjà les communications des ports du Congo avec lEurope sont fré-quentes : cinq lignes de paquebots font un service régulier entre le lleuveet Lisbonne , Liverpool, IIull, Rotterdam , Hambourg . Sur le Congo mêmeles bateaux à vapeur vont et viennent entre Banana cl Hatadi ; quelquesautres bateaux, transportés pièce à pièce, naviguent en amont des cata-ractes; mais entre Maladie! Stanlcy-Pool on ne dispose que de porteurspour lexpédition des marchandises, et sur ce trajet de 2SI.) kilomètres,que lon fait en dix-huit jours, le prix de transport pour une tonne revientà un millier de francs 1 2 . On a essayé dentretenir des bœufs porteurs intro-duits du Mossâmedes et du pays de Dama-ra, mais jusquà maintenant larace bovine ne sest pas plus acclimatée pour le travail que celle des che-vaux et des ânes ; les troupeaux des factoreries périssent en grande partie à lafin delà saison sèche. B serait donc indispensable de réunir par une voieferrée les deux parties navigables du Congo ; dès que Stanley eut accompli

1 Trivier, Bulletin (le la Société de Géographie de Rochcfort, 1880-1887.

2 Tijdschrift van het Aardrijkskundig Genootschap le Amsterdam , ü octobre 1886.