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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
d'arbres et les grands baobabs îles alentours. Ku bas, les rases des noirsse pressent autour des factoreries des diverses nations européennes : neufindigènes ayant encore le titre de rois, et défendus de la plèbe par la plusstricte étiquette, quoique vivant de chicouangue ou pain de manioc commeleurs sujets, revendiquent la possession des terres de borna cl chaque moisse rendent aux factoreries pour y recevoir les « coutumes » ouprix du loyer LDes plantations de cannes à sucre longent une partie de la rive, et dans lelleuve même se succèdent des îles dont l'une contient plusieurs villages,des champs d’arachides et des palmeraies : c’est de là que provient toutle bois de chauffage dont on se sert à Borna; mais la culture des « vivres»est trop négligée, puisque de véritables famines ont eu lieu et que les na-turels ont été obligés de manger la chair de l’hippopotame, jadis méprisée.Une des îles d’amont, l’ile des Princes, renferme les tombeaux des rois deBorna et ceux des compagnons de Tuckey, morts pendant la désastreuseexpédition de 1S1 (». La position même de cette capitale, sur l’estuairedu Congo, seulement à l’entrée de l’immense territoire revendiqué jus-qu’aux grands lacs, prouve que le centre vital de l’empire se trouve encoreen deçà de la région des cataractes, il est vrai que Borna, comme jadisPélcrsbourg, la cité de Pierre le Grand , doit chercher avant tout, nonà occuper le centre politique des possessions, mais à rosier en relationsfréquentes et faciles avec l'Europe , d’où lui viennent les hommes, lesressources financières, les nouvelles et la civilisation.
Déjà les communications des ports du Congo avec l’Europe sont fré-quentes : cinq lignes de paquebots font un service régulier entre le lleuveet Lisbonne , Liverpool, IIull, Rotterdam , Hambourg . Sur le Congo mêmeles bateaux à vapeur vont et viennent entre Banana cl Hatadi ; quelquesautres bateaux, transportés pièce à pièce, naviguent en amont des cata-ractes; mais entre Maladie! Stanlcy-Pool on ne dispose que de porteurspour l’expédition des marchandises, et sur ce trajet de 2SI.) kilomètres,que l’on fait en dix-huit jours, le prix de transport pour une tonne revientà un millier de francs 1 2 . On a essayé d’entretenir des bœufs porteurs intro-duits du Mossâmedes et du pays de Dama-ra, mais jusqu’à maintenant larace bovine ne s’est pas plus acclimatée pour le travail que celle des che-vaux et des ânes ; les troupeaux des factoreries périssent en grande partie à lafin delà saison sèche. B serait donc indispensable de réunir par une voieferrée les deux parties navigables du Congo ; dès que Stanley eut accompli