NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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le plus du climat de l’Europe méridionale . L’altitude moyenne de ces val-lées esl à peu près la même que celle de tout l’Angola , évaluée approxima-tivement à 1018 mètres 1 * 3 4 .
Les hautes terres du pays d’Angola se composent de gneiss et d’autresroches cristallines, sur lesquelles s’appuient des schistes anciens : c’est enmoyenne «à "20 ou 25 kilomètres de la cote que commencent ces roches,qui forment l’ossature première de la contrée 5 . Les assises côtières et, enmaints endroits de l’intérieur, les strates qui séparent les massifs de gneissappartiennent aux formations secondaires et tertiaires : ce sont des grès,des conglomérats, des calcaires, des argiles et des sahles, disposés en géné-ral avec une régularité parfaite. Les couches crétacées qui s’étendent paral-lèlement à la côte, revêtant les _ s extérieures des montagnes dans ledistrict de Benguella, sont fort riches en fossiles identiques à ceux qu’onobserve dans les roches analogues du Portugal 5 . Sur de vastes étenduesles strates géologiques d’Angola sont cachées par des latérites d’originemoderne, blanches, jaunes ou rouges, qui se sont formées par la décompo-sition superficielle des assises sous-jacentes. En outre, l’action des eaux,transportant et triturant les pierres éboulées, a parsemé de terres alluvialesles bassins de l’intérieur et la zone côtière. Les rochers calcaires sont enmaints endroits percés de _ “ ’ s cavernes et l’on y trouve des puits
étroits encore insondés, qui donnent lieu, chez les naturels, à de nom-breuses légendes. Des sources thermales jaillissent en divers points duterritoire, mais on ne rencontre point de roches volcaniques, si ne n’estdans la partie septentrionale de la contrée ; quelques foyers de laves basal-tiques, c’est à cela que paraît s’être réduit le travail d’éruption. Dans sesrécits de voyage, Ladislas Magyar parle d’un volcan, mais sans dire qu’ill’a visité lui-même, et tout porte à croire qu’il a été trompé par de fauxrenseignements, peut-être même par la description romanesque du vova-geur Douville 1 . La montagne ignivome, appelée Mulondo-Zambi ou «montdes Génies», s’élèverait dans le pays de Libollo, à une cinquantaine de kilo-mètres au sud du Cuauza. Du cratère suprême, dominant les croupes nuesdes alentours, s’élanceraient, à des intervalles de trois à quatre heures, desfumées et des flammes, à forte odeur sulfureuse. Les indigènes n’osentapprocher de cette montagne, qu’ils croient être habitée par les esprits deleurs ancêtres. D est probable que tôt ou lard les éruptions du mont des