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Livre XIII. L'Afrique Méridionale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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le plus du climat de lEurope méridionale . Laltitude moyenne de ces val-lées esl à peu près la même que celle de tout lAngola , évaluée approxima-tivement à 1018 mètres 1 * 3 4 .

Les hautes terres du pays dAngola se composent de gneiss et dautresroches cristallines, sur lesquelles sappuient des schistes anciens : cest enmoyenne «à "20 ou 25 kilomètres de la cote que commencent ces roches,qui forment lossature première de la contrée 5 . Les assises côtières et, enmaints endroits de lintérieur, les strates qui séparent les massifs de gneissappartiennent aux formations secondaires et tertiaires : ce sont des grès,des conglomérats, des calcaires, des argiles et des sahles, disposés en géné-ral avec une régularité parfaite. Les couches crétacées qui sétendent paral-lèlement à la côte, revêtant les _ s extérieures des montagnes dans ledistrict de Benguella, sont fort riches en fossiles identiques à ceux quonobserve dans les roches analogues du Portugal 5 . Sur de vastes étenduesles strates géologiques dAngola sont cachées par des latérites doriginemoderne, blanches, jaunes ou rouges, qui se sont formées par la décompo-sition superficielle des assises sous-jacentes. En outre, laction des eaux,transportant et triturant les pierres éboulées, a parsemé de terres alluvialesles bassins de lintérieur et la zone côtière. Les rochers calcaires sont enmaints endroits percés de _ s cavernes et lon y trouve des puits

étroits encore insondés, qui donnent lieu, chez les naturels, à de nom-breuses légendes. Des sources thermales jaillissent en divers points duterritoire, mais on ne rencontre point de roches volcaniques, si ne nestdans la partie septentrionale de la contrée ; quelques foyers de laves basal-tiques, cest à cela que paraît sêtre réduit le travail déruption. Dans sesrécits de voyage, Ladislas Magyar parle dun volcan, mais sans dire quilla visité lui-même, et tout porte à croire quil a été trompé par de fauxrenseignements, peut-être même par la description romanesque du vova-geur Douville 1 . La montagne ignivome, appelée Mulondo-Zambi ou «montdes Génies», sélèverait dans le pays de Libollo, à une cinquantaine de kilo-mètres au sud du Cuauza. Du cratère suprême, dominant les croupes nuesdes alentours, sélanceraient, à des intervalles de trois à quatre heures, desfumées et des flammes, à forte odeur sulfureuse. Les indigènes nosentapprocher de cette montagne, quils croient être habitée par les esprits deleurs ancêtres. D est probable que tôt ou lard les éruptions du mont des

1 Manuel Ferreira Itilieiro, .1 Colonisaçao Luso-Africaiia.

1 José de Aneliiela, Boletim lia Soeiedade de Geographia de Lisboa, 1885, n° 0.

3 P. Clioflat, Notes manuscrites.

4 J. B. Douville, 1 ogage au Congo et dans l'intérieur de l'Afrique équinoxiale.