MONTAGNES. lïIYIKIlES DE L'ANGOLA.
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milieu : on dirait un bloc de métal lissuré par le refroidissement 1 . A labase orientale des montagnes de Djamha s’étend la steppe de lîulum-Bulu, couverte d’herlies ondulant sous le vent comme les vagues de la mer*.
Dans leur ensemble, ces chaînes, ces massifs et ces hautes plaines, quetraverse la grande route commerciale de Benguella à Bihé, constituent lasaillie culminante de l’Angola . Vers le s
en hauteur et les pointes les plus élevées n’atteignent pas 1800 mètres; àl’ouest les sommets, ayant pour hase un socle de plateau intérieur à la ter-rasse orientale, ne se dressent pas non plus à la même altitude que le picde Lovili et ses voisins; néanmoins plusieurs d’entre eux ont fort grandaspect, grâce à leur isolement et à l’escarpement de leurs parois : tels sontdes rochers en forme d’obélisques à une centaine de kilomètres à l’est deBenguella ; les caravanes qui s'arrêtent au pied de ces aiguilles leur don-nent le nom de Binga-Yam-lîamhi ou « Cornes de la Cazelle ». D'aprèsMagyar, elles dépassent 1000 mètres en hauteur. Un sommet voisin,l’Olombingo, aurait plus de loOO mètres. Quant aux crêtes rapprochées dulittoral, reposant sur la dernière marche du plateau qui descend vers lamer, elles varient en hauteur de ‘200 à 000 mètres ; coupées à leur hase debrusques falaises, elles offrent en maints endroits l'apparence de monta-gnes; mais la plupart des collines côtières sont de simples roches tabu-laires ne dépassant les terrasses (pie d’une centaine de mètres; des talusd’éboulemenl les entourent et les valleuses d’érosion creusées de distanceen distance dans l’épaisseur du plateau permettent de les gravir par de longsdétours.
Dans la région méridionale du territoire d’Angola , les hautes terres del’intérieur sont entamées de tous les côtés et érodées à de grandes profon-deurs par les al'lluents du Cunéné et par les torrents du littoral ; cependantun puissant massif de montagnes s’est maintenu dans un isolement superbeà l’est de Mossàmedes : c’est la Chella, appelée aussi Serra da Nevc ou la« sierre des Neiges », dont quelques cimes ne sont guère inférieures à1900 mètres; elle mérite en effet son nom par des stries blanches aper-çues parfois dans les crevasses des cimes, après les grandes pluies appor-tées par les vents froids du sud. Ces montagnes, d’où s’écoulent leseaux en abondance, paraissent être la région de l’Angola qui aura tôt outard le plus d’importance pour la colonisation : le climat de cette contréeest, dans les possessions portugaises de l'Afrique , celui qui se rapproche
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