Cl'ANZA, C UN U NE. 535
rii;il)itudc de se hasarder sur un radeau ou plutôt un plancher en hoisiVhenniniem, de plus de deux mètres de long et de près d’un mètre enlargeur. Agenouillés sur eette épave, ils gouvernent au moyen d’une simplepagaie et vont ainsi rejoindre les bateaux à vapeur, ancrés parfois à près de2 kilomètres de la côte.
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Au sud du Cuanza et jusqu’au Cunéné , les lleuves, naissant sur le ver-sant extérieur des monts ou dans leurs vallées occidentales, ne peuventavoir un développement considérable et ne sont pas utilisés pour la naviga-tion ; d’ailleurs la quantité de pluie qui les alimente est inférieure à cellequi tombe dans l’Angola du nord, et nombre de cours d’eau tarissent com-.plèlemenl pendant la saison des sécheresses : ce sont des ouadi commeceux de l’Afrique septentrionale, des oumaramba comme ceux de l’Afrique australe . Les principales rivières permanentes sont la Louga, paral-lèle au bas Cuanza , le Cuvo (Kevé), qui se déverse dans la baie deBenguellaYelha, le Baïlombo,le Calumbella, le Coporolo.De tous ces petits cours d’eau,le Calumbella est le plus connu, grâce au voisinage de la cité de Benguella :à 12 kilomètres de la mer le torrent forme la belle cataracte d’Upa, oùla masse liquide est encaissée dans une cluse de moins de 8 mètres enlargeur.
Le Cunéné , qui dans le territoire d’Angola ne le cède en importancequ’au Cuanza , a pris une valeur politique exceptionnelle comme ligne dedémarcation entre les possessions portugaises et les pays annexés à l’em-pire colonial des Allemands. l)e même que le Cuanza , il naît à l’est desmontagnes et coule (L’abord sur le versant de l’Afrique intérieure, avec leKou-Bango et les affluents orientaux du Zambèze , puis, échappant au bas-sin primitif, il décrit, lui aussi, une grande courbe vers l’ouest et traverseles massifs rocheux pour se déverser dans l’Atlantique. Son cours déve-loppé n’a pas moins de 1200 kilomètres et l’étendue de son aire d’écou-lement est évaluée à 272000 kilomètres carrés. Né dans les montagnesde Djamba, à plus de 4 degrés au nord de la latitude où se trouve sonembouchure, il longe au sud et au sud-ouest la base des hautes terres,en recueillant de droite et de gauche un grand nombre d’affluents. A Qui-teve, village riverain situé à 400 kilomètres des sources, MM. Capello etIvens lui trouvèrent en juin, pendant la saison sèche, une largeur de150 mètres et une profondeur moyenne de deux mètres et demi; il couleavec rapidité, mais sans cascades, entre des berges boisées. Durant la saisondes pluies, la jolie rivière se transforme en un puissant cours d’eau quimérite bien son nom de Cunéné (Kou-N'éné) ou « Fleuve Grand ». Dépas-sant ses rives, il s’étend à perte de vue dans la plaine. Sur un espace de