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plusieurs centaines do kilomètres carrés s'étale un lac dans lequel viennentse perdre, comme en un vaste bassin d'évaporation, les eaux grossies duCunéné supérieur. Après les crues, de petits lacs, des mares, sont parsemésdans la vallée, des roselières d'anuulo plrrai/mites occupent les fonds va-seux, et les brousses des terres plus liantes portent encore à plus d’unmètre au-dessus du sol les loulïes de. graminées que leur apporte le cou-rant 1 . La "rosse rivière de Caculovar (Kakoulo-Iïalé ou « Yieiix-ïïalé »),quirecueille dans son bassin les eaux descendues de la Sierre des Neiges et descirques de lluilla, vient s’unir au Cunéné dans la vaste plaine, tantôt lac,tantôt marais. D’après le témoignage unanime des voyageurs et des rési-dents, cette région si marécageuse n'est pourtant pas insalubre, ce quitient peut-être à l’action antiseptique des mousses dont les eaux stagnantessont envahies, et peut-être aussi à l’altitude de la contrée. MM. Capello etIvens évaluent à 1U()7 mètres la bailleur de la plaine au conlluenl du Cu néné et du Caculovar; un autre voyageur, Dufour, a trouvé pour le villagede la jonction la cote de \ 1 44 mètres.
Cette région lacustre si élevée a d’autres déversoirs que le Cunéné . Aumoins trois cours d’eau, désignés sous le nom générique d’o umaramha,s’épanchent de la rive gauche du lleuve par de larges brèches que pré-sente la ligne des falaises et s’écoulent au sud et au sud-est pour serpenterdans les terres des Ova-Mpo jusqu’au grand marais salin de l’Ktocha, situéà [dus de ï2ÔO kilomètres du lleuve et à plus de 100 mètres au-dessous 2 . LeCunéné présente donc l'exemple très rare d’un delta inachevé; par sescoulées latérales le lleuve appartient au système dos-cours d’eau qui vont,comme le Kou-Bango, se perdre dans les dépressions du désert. Encore aumilieu du siècle on ignorait quel était le cours du Cunéné , et sur la cartede Lopez de Lima, où se trouvent résumées les connaissances géographi-ques de celle époque, le lleuve est représenté comme se dirigeant à l’estpour aller se jeter « à contre-côte « dans la mer des Indes. Maintenanton sait qu’il va se déverser dans l'Atlantique après avoir percé la régiondes montagnes; on a même entendu parler d’une haute cascade et de moin-dres chutes lui succédant en grand nombre; d’ailleurs il est impossibleque de grandes cascades n’existent pas dans cette partie du cours fluvial,puisque sur les 500 kilomètres de la vallée, entre la percée des montagneset l’embouchure, la descente des eaux est d’un millier de mètres. L’explo-ration proprement dite n’a été faite que dans la partie inférieure de la