BA-KOI'AXDO, BA-XIIAXEKA. B A-XKOMBI.
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restent libres puni* toutes les allai res intérieures. Le liam-ba ou chef,c’est-à-dire celui «qui est plus qu’un homme », ne peut néanmoins dictersa volonté : il est entouré de conseillers qui discutent avec lui tous les laitsd’importance et lui imposent fréquemment leur manière de voir. Quandun chasseur abat un éléphant, il apporte au ham-ba l’une des défenses;mais il n’y a point d’autres impôts à acquitter, si ce n’est lors des procèsque l'on vient plaider devant le tribunal du « père ». La servitude existe,toutefois on évite inèim#de désigner le serviteur comme un esclave : onl'appelle « fils » ou « cousin » ; et en effet, quand l’héritier légitime, c’est-à-dire le fils de la sœur ou le frère utérin, manque dans une famille, l’esclavelo pins ancien reçoit la propriété au détriment des enfants eux-mèmes; lesfemmes n’héritent point.
Interrogés par les missionnaires européens, Ba-Mianeka et Ba-Nkombi parlent d’un dieu suprême et disent des gens qui sont morts que« Dieu les a fait venir à lui » ; mais ils lui ne rendent aucun culte, le con-fondant avec le soleil. Pasteurs et agriculteurs, ils vénèrent surtout les ani-maux, le serpent qui se glisse dans leurs cabanes, le bœuf qui les accom-pagne fidèlement de pâturage en pâturage. Chaque Mou-Nhaneka a son bœufde prédilection,et quand il meurt, c’est dans la peau de son animal chériqu’il faut ensevelir ses restes, réduits en une sorte de pâte par la cuisson \La grande fête, celle de l’abondance, a pour symbole un bœuf blanc ounoir, mais sans tache, qui marche sous la conduite du mouene-hambo ou« pâtre majeur » et que suit une vache appelée la « maîtresse de mai-son »\ A la fin des récoltes, la tribu tout entière se rend en procession,suivant les bœufs sacrés, à la résidence du chef, pour y consulter les sortset se préparer aux travaux de l’année nouvelle. Pendant les jours de fête,la joie doit être universelle : il n’est, pas même permis de pleurer les morts ;les délits, d’ailleurs très rares durant cette période de bienveillance mu-tuelle, sont considérés comme non avenus; il est défendu d’en rechercherles auteurs. Chez ces peuplades du Cunéné , tous les jeunes gens sont cir-concis : à cette condition seule ils sont tenus pour des taba, c'est-à-diredes « égaux»; le mépris public poursuit tous les incirconcis ou ba-souto.C’est debout et appuyés sur leurs arcs que les candidats à l’égalité doiventsubir l’opération; dans ces tribus de vaillants guerriers il faut souffrir sansse plaindre. M. A'ogueira, qui a vécu onze années parmi les indigènes duCunéné , parle avec admiration de leur dignité et de leurs vertus civiques.
* Capello e Ivens, ouvrage cité.
2 Xogueira, ouvrage cité ; — Joào de Andracte Corvo, Provimias ttllramarinas.
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