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Livre XIII. L'Afrique Méridionale.
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A M BAC A, ÎTNGO-NDONGO.

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prise cl par leurs richesses : aussi les employés pauvres briguaient-ils àleuvi le poste à peine rémunéré, pourtant, il devait leur être lacile dac-quérir rapidement une fortune. Ils liront si bien que les habitants émi-grèrent, surtout vers Pungo-Ndongo, et que le commerce chercha d'autresvoies; les Amhaquislas sont plus nombreux maintenant dans les cantonslimitrophes .que dans leur pays dorigine. Le chemin de 1er ne manquerapas de repeupler la contrée et den l'aire jaillir les richesses dormantes.

Dans la haute vallée du Lu-calla, il ny a point de villes populeuses.Duque de Bragança ou simplement Duque , le poste portugais le plusavancé au nord-est du pays dAngola , n'est quun présidia, et un presidioredouté, car la rivière qui coule à lest du plateau de la forteresse se répanden marais insalubres. Aussi nenvoie-t-on guère à ce poste que des soldatsdisciplinaires, et ceux-ci vivent dexactions déguisées sous le nom d'impôt.La conséquence de ce régime a été, comme à Pamba, le dépeuplement dela contrée. Quoiquelle soit naturellement très fertile, etquon puisse y cul-tiver le tabac, le cotonnier, les arachides, et, grâce à laltitude dépassant101)0 mètres, tous les légumes et les arbres fruitiers dEurope , les récoltesdu pays empliraient à peine quelques sacs. Peu de temps avant le passagedes explorateurs Capello et Ivens, une tribu de Djinga qui campait dans levoisinage du fort s'éloigna dans la direction de louest, pour éviter quonne lui enlevât tous ses bestiaux.

Le bassin du fleuve principal, le Cuanza , na pas limportance agricoleque ses cafèteries donnent au versant du Lu-calla, mais il est pins fré-quenté comme chemin commercial. Dondo, première escale du fleuve, secomplète à lorient par la ville de Pungo-Ndongo, le « Fétiche de Ndongo »,principal enlrepôL des traitants qui commercent avec lintérieur de lAfri­ que et lune des cités historiques de lAngola : cest que résidaient lessouverains qui ont donné son nom au pays; les Portugais sy établirentdéfinitivement en 1671. Celle ville, située à plus de 1100 mètres dalti-tude, est étrangement placée dans un lieu fort pittoresque. Au milieu dunevaste plaine qui sétend au sud vers le Cuanza , se dressent, à 100 etmême 200 mètres de hauteur, des rochers de conglomérats et dautresformations, schistes, gneiss et porphyres, qui présentent les aspects lesplus divers : les uns ressemblent à des obélisques, les autres à des coupoles;la plupart sont disposés en tourelles verticales, que séparent détroites tis-sures, visibles de loin par les arbustes au feuillage sombre qui les emplis-sent. En certaines vallées, paradis des botanistes par linlinie variété deleurs plantes, les arbres sont complètement recouverts de plantes para-sites, qui, dun rocher à lautre, sont tendues en un immense voile au-