A M BAC A, ÎTNGO-NDONGO.
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prise cl par leurs richesses : aussi les employés pauvres briguaient-ils àl’euvi le poste à peine rémunéré, où pourtant, il devait leur être lacile d’ac-quérir rapidement une fortune. Ils liront si bien que les habitants émi-grèrent, surtout vers Pungo-Ndongo, et que le commerce chercha d'autresvoies; les Amhaquislas sont plus nombreux maintenant dans les cantonslimitrophes .que dans leur pays d’origine. Le chemin de 1er ne manquerapas de repeupler la contrée et d’en l'aire jaillir les richesses dormantes.
Dans la haute vallée du Lu-calla, il n’y a point de villes populeuses.Duque de Bragança — ou simplement Duque , — le poste portugais le plusavancé au nord-est du pays d’Angola , n'est qu’un présidia, et un presidioredouté, car la rivière qui coule à l’est du plateau de la forteresse se répanden marais insalubres. Aussi n’envoie-t-on guère à ce poste que des soldatsdisciplinaires, et ceux-ci vivent d’exactions déguisées sous le nom d'impôt.La conséquence de ce régime a été, comme à Pamba, le dépeuplement dela contrée. Quoiqu’elle soit naturellement très fertile, etqu’on puisse y cul-tiver le tabac, le cotonnier, les arachides, et, grâce à l’altitude dépassant101)0 mètres, tous les légumes et les arbres fruitiers d’Europe , les récoltesdu pays empliraient à peine quelques sacs. Peu de temps avant le passagedes explorateurs Capello et Ivens, une tribu de Djinga qui campait dans levoisinage du fort s'éloigna dans la direction de l’ouest, pour éviter qu’onne lui enlevât tous ses bestiaux.
Le bassin du fleuve principal, le Cuanza , n’a pas l’importance agricoleque ses cafèteries donnent au versant du Lu-calla, mais il est pins fré-quenté comme chemin commercial. Dondo, première escale du fleuve, secomplète à l’orient par la ville de Pungo-Ndongo, le « Fétiche de Ndongo »,principal enlrepôL des traitants qui commercent avec l’intérieur de l’Afri que et l’une des cités historiques de l’Angola : c’est là que résidaient lessouverains qui ont donné son nom au pays; les Portugais s’y établirentdéfinitivement en 1671. Celle ville, située à plus de 1100 mètres d’alti-tude, est étrangement placée dans un lieu fort pittoresque. Au milieu d’unevaste plaine qui s’étend au sud vers le Cuanza , se dressent, à 100 etmême 200 mètres de hauteur, des rochers de conglomérats et d’autresformations, schistes, gneiss et porphyres, qui présentent les aspects lesplus divers : les uns ressemblent à des obélisques, les autres à des coupoles;la plupart sont disposés en tourelles verticales, que séparent d’étroites tis-sures, visibles de loin par les arbustes au feuillage sombre qui les emplis-sent. En certaines vallées, paradis des botanistes par l’inlinie variété deleurs plantes, les arbres sont complètement recouverts de plantes para-sites, qui, d’un rocher à l’autre, sont tendues en un immense voile au-