POPULATION. AGRICULTURE DU NATAL.
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(Toîlre. Kn comptant avec les Européens et les Hindous tous les autresétrangers, Malais, Chinois, enfin les métis de demi-sang, l’ensemble desNa talions de provenance exotique représente à peu près le sixième de lapopulation totale. Presque tous ont des métiers spéciaux, suivant leur ori-gine : les immigrants de Sainte-Hélène se sont faits cochers; les Allemands sont paysans et commis; les Hollandais pasteurs de bétail et les Norvé-giens pécheurs.
Le gouvernement colonial possède encore de vastes terrains à vendrepour la culture ou le pacage des bestiaux. Sur un espace de 4 8bG 000 hec-tares, qui comprend, il esterai, des rochers, des éboulis, quelques som-mets infertiles, il restait encore en 188b une superficie totale de1 110 000 hectares à vendre ou à louer, surtout dans la partie méridio-nale du territoire, voisine du pays des Pondo ; les champs cultivés par lesEuropéens ne dépassent pas 50 000 hectares, environ la centième partie dece qu’ils possèdent. Les réserves ou « locations » assurées aux Cafres entoute propriété représentent une étendue de 800 000 hectares. Les lots devente ou de fermage ont varié de grandeur suivant les oscillations de lapolitique coloniale; les premiers colons hollandais s’étaient attribué àchacun "2400 hectares ou davantage, en sorte qu’un nombre de deux millepropriétaires eût suffi pour accaparer toute la contrée. Depuis cette épo-que, les lots ont été de moindre étendue, quoiqu’il y en ait beaucoupqui comprennent plusieurs centaines ou même un millier d’hectares;mais dans le voisinage des villes la propriété se divise peu à peu.
La principale culture de Natal est le maïs ou mealie. Cette céréale four-nit en surabondance la nourriture des Cafres, des Hindous et de leurs ani-maux domestiques et alimente un commerce d’exportation considérable.Toutes les autres céréales d’Europe sont également cultivées dans le pays,et chaque ville, chaque village s’entoure de vergers, qui remplacent l’an-cienne parure de forets, presque entièrement détruite par la hache et l’in-cendie'; même les palétuviers du littoral ont été presque partout exter-minés, leur bois incorruptible étant des plus appréciés pour les travaux decharpente. Grâce à son climat semi-tropical, la Natalie produit aussi desplantes qu’on ne trouve pas dans l’Europe tempérée. Naguère elle eutd’importantes plantations de cafïers, mais depuis 1872, à la suite de lamaladie de l’arbuste, cette culture est presque abandonnée. On a voulu laremplacer par celle de l’arbuste à thé; mais en 188b l’étendue des plan-
Forêts do la Natalie on 1880.
Brousses épineuses, où dominent les espèces de mimosa
6ti 560 hectares.Tôt! -400 »