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Livre XIII. L'Afrique Méridionale.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

ÔS.i

(oiro, il s'agissait surtout do capturer lo bétail, que los pasteurs avaientéloigné du lieu de la bataille; mais les Zoulou savent exercer leurs bœufsà de soudaines retraites en ordre discipliné.

Lorganisation purement militaire de la nation devait fatalement ame-ner la ruine. Fondé par la guerre, lempire s'écroula par la guerre;après sèlre heurtés contre los enceintes de wagons sétaient fortiliésles lioers, les Zoulou, ne pouvant plus tenter l'extermination des blancs,sacharnèrent les uns contre les autres en guerres furieuses. Pourtantles « Célestes » sont fiers de ce passé de complètes et de batailles qui afait leur porte et qui les rend moins aptes que dautres à continuer parle travail la lutte pour lexistence. Formés de tant d'éléments divers, lesZoulou n'avaient parmi les C.afres dautre caractère distinctif que leursmoeurs guerrières, fruit de l'éducation reçue. Mais, fils dhommes choisis,ils sont en général beaux, grands, adroits et forts, habiles à tous lesexercices et se présentant avec dignité : tout costume leur va bien,tant ils ont de grâce naturelle. Ils sont dailleurs assez vains de leursavantages physiques et cherchent à les rehausser en drapant élégam-ment leur toge, en s'ornant les bras, les jambes, la poitrine, danneauxet, de perles, en dressant sur leur tète des panaches et dos bouquets.Les hommes mariés ont l'habitude de se faire une espèce de couronneen gommant leurs cheveux ou en les mélangeant dargile et docre.Bienveillants et rieurs, ils semblent navoir point de rancune contre lesblancs leurs vainqueurs ; mais quand ils ont été victimes d'une injusticepersonnelle, ils ne pardonnent jamais. Jadis leurs principaux fétichesétaient la sagaie et le bouclier de guerre; les voyageurs de la générationprécédente décrivent avec une sorte d'elfroi les danses et les processionsmilitaires, alors que les guerriers zoulou, ornés de cornes et de queuesde bœuf, défilaient devant leur roi en chantant la nouvelle, « la nouvelleîle la sagaie ». I/obligalion de vivre en paix sous la menace d'autresfétiches, le fusil et le canon des blancs, modifiera sans nul doute leurssuperstitions, et quoique rebelles pour la plupart aux discours des mis-sionnaires, ils cesseront bientôt de voir les âmes de leurs aïeux dansles serpents familiers qui habitent dans leurs demeures. De même queles Zoulou de la Natalie, ceux du territoire doulre-Tuffehi deviennentagriculteurs en cessant dêtre guerriers et les métiers de lindustrie com-mune, naguère presque inconnus chez eux, se développent. Cependantleurs forgerons savaient depuis longtemps forger un fer plus résistant quele métal importé par les Anglais et leurs joaillers fondaient le cuivrevendu par les Portugais de Lourenço Marques .