VOLCANS DES PHILIPPINES.
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"200 mètres, qui entourent le lac au nord et à l'est, sont les restes del’enceinte primitive. .Mais ce cratère était jadis ouvert du coté de la mercomme celui de lile Saint-Paul; l'isthme bas qui au sud-ouest sépare lelac du <>o 1 le voisin, est en entier composé de cendres volcaniques. L’eau del’ancienne haie devenue lac est encore quoique peu saline, bien que lespluies la renouvellent sans cesse et qu’une rivière effluente emporte letrop-plein du liquide; des poissons de mer, qui vivent dans le lac, se sontgraduellement accommodés à leur nouveau milieu. Jusqu’au nord deManille , le sol si; compose de tuf rejeté par le Taal et les autres volcans, etl’on se demande si le grand lac deBay, ou la Laguna, situé an sud-est deManille , n’est pas aussi un ancien golfe, séparé de la mer par un seuil deformation moderne, celui sur lequel a été construite la capitale des Philip pines . D’après Semper, le requin et un autre poisson de mer peuplentla Laguna aussi bien que les golfes voisins 1 . Des péninsules, des îlots volca-niques s’élèvent dans la partie septentrionale de celte mer intérieure, maisleurs cratères sont en repos depuis un temps immémorial. L’ile du Corrc-gidor, située à l'entrée de la haie de Manille , se compose de roches ignées,mais on n’y voit pas de bouches d’éruption proprement dites. La chaînebordière de Mariveles et de Zambales, dont les cônes réguliers limitent àl’ouest l’admirable haie de Manille , n’a pas eu d'éruptions pendant lapéi'iode historique. Au milieu d’une grande plaine qui s’étend vers lenord, s’élève le double mont insulaire d’Arayal ou Sinoeoan, haut de878 mètres : par la courbe harmonieuse de ses pentes c’est une des mon-tagnes les plus belles des Philippines .
Le mont Aringay ou Santo-Tomas (2297) mètres), qui domine à l'estla haie de Lingayen, est aussi un volcan; mais les annales contradic-toires écrites par les moines espagnols laissent douter des éruptions qu’ilaurait, eues, pendant la période historique, au milieu du dix-septièmesiècle. Le Data, situé au nord-est de l’Aringay, est certainement au repos,mais il est entouré, ainsi que plusieurs autres monts de ce groupe, desources thermales et de solfatares. On ne retrouve de volcans qu’àl’extrémité septentrionale de I.uzon. Le Cagud (1195 mètres), qui s’élèvedans le promontoire terminal du nord-est, fume constamment, maisil semble probable à Blumentritt que son activité est d’origine récente,car les religieux qui vivaient dans une ville rapprochée n’en font aucunemention dans leurs chroniques. Au delii, la ligne de feu se continue sousla mer. Le volcan de Camiguin, que l’on confond souvent avec l’autre
1 Itirhanl von Drasclie, mémoire cilé; — AVood, '.lever. Gill, Sature.
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XIV.