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>’0UYKLI.E GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Camiguin dos parages do Mindanao , est un mont do 73(5 mètres enfermantune solfatare exploitée. Mais près de là, également dans le groupe deslialmyancs, un autre volran est né pendant ce sièele. Vers la (in de l’annéeISM}, les pêcheurs aperçurent une légère nuée Manche qui s’élevait desécueils de Dédira: ils crurent d’abord reconnaître un navire échoué; maisla nuée grandit peu à peu et monta vers le ciel en épaisse colonne defumée. Le soir même on vit apparaître, à travers la pluie de cendres, unenoire colline de laves se dressant au-dessus des écueils. Quatre annéesaprès, elle atteignait 1210 mètres de hauteur et ne cessait de grandir ; elleaurait actuellement 24(5 mètres. 11 est peu de cônes volcaniques sur laTerre qui aient crû aussi rapidement pendant la période contemporaine.Du reste, il est probable que les écueils de Dedica, qui servent de base aunouveau volcan, sont eux-mêmes les débris d’une ancienne montagne brû-lante'. Le phare- terminal des Philippines , complétant, à I 700 kilomètres dedistance, la chaîne de volcans qui commence au Sangil, est le BabuyanClaro, dont le cône, haut d’environ 1000 mètres, toujours ceint de vapeurset de reflets ardents, éclaire pendant les nuits les parages dangereux de lamer de Formose . Au nord, les diverses îles des lialanes, appelées Basheepar les marins anglais , rattachent par leurs traînées de récifs l’archipelespagnol à la grande île chinoise.
On sait que les Philippines sont une des régions les plus fréquemmentébranlées par les secousses terrestres : en dépit des « soupapes de sûreté »que, d’après d’anciennes hypothèses, les volcans ouvriraient aux foyerssouterrains, les îles espagnoles sont dans un état de frémissement presquecontinuel : les sismographes de l'observatoire de Manille sont toujours enmouvement; des ondulations dirigées ordinairement dans le sens del’ouest à l’est, font vibrer le sol, et bien rares sont les années pendant les-quelles ces vibrations n’entraînent pas quelque désastre. La cité de Manille a été souvent ruinée par les tremblements de terre : celui de 1805, le plusterrible de tous, renversa la plupart des édifices publics et des maisonseuropéennes bâties en maçonnerie. La secousse de 1880, non moins vio-lente, n’a pourtant pas été aussi fatale, les constructions ayant été pres-que toutes élevées de manière à pouvoir insister à de violentes oscillations.Les maisons n’ont qu’un étage, qui consiste en boiseries entre-croisées demanière à former une sorte de grande cage, posée sur les murs larges etbas du rez-de-chaussée; les lourdes tuiles du toit sont graduellement rem-placées par des feuilles de tôle galvanisée, et les tables des appartements
1 Montero, mémoire cité.