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-NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
appartient encore à l’aire australienne et no dépasse pas au nord les côtesorientales de Mindanao 1 * . Le balete, qui est le liguicr banyan des Hindous,est très commun dans toutes les Philippines , et atteint d’énormes dimen-sions : l’un d’eux, dans la province de Cainarines, avait été transformé encitadelle à deux étapes et l’on y avait placé des canons*.Les espèces de pal-miers sont nombreuses. Ces arbres précieux des Moluques , le cannollier,le giroflier, le poivrier, se trouvent dans les forets de quelques îles méri-dionales, et d’autre pari on a découvert à Luzon l’espèce la plus appré-ciée de la flore chinoise, l’arbuste à thé, que l’on commence à cultiverdans les jardins botaniques, avec un bon résultat. A Ja lin de l’année 1882les botanistes avaient reconnu l’existence de I 10Û genres de végétaux dansles Philippines et classé 4o8ô espèces.
Les Philippines n’ont point de hôtes féroces : le seul carnassier que l’onrencontre dans les forêts est un chat sauvage, le ngiao; peut-être aussi,d après le témoignage des naturels, une espèce de tigre ou de léopardvivrait-elle dans la Paragua, île médiaire entre l’JnsuIinde et Luzon ; lessangliers de l’archipel sont parfois dangereux. Iialahac, île si rapprochéede Ilorneo,est une de ses dépendances au point de vue de la faune, puis-qu’on y voit la petite antilope pilandoc, ce gracieux animal de l’aire insu-lindienne ; Mindoro possède aussi une espèce d’antilope, le tamaraodepressicorms, et plusieurs cerls appartiennent à la faune philippine .Dans tout l’archipel, des tribus de singes (macacm cynumohjus) rôdentdans les forêts, au voisinage des cultures. Les espèces d’oiseaux sontfort nombreuses aux Philippines ; les gallinacés surtout y sont représen-tés par des formes superbes, notamment par le labiujo et le bulicsitpnj :les coqs de ces tribus sauvages dépassent encore en beauté, en orgueil,en intrépidité et en fureur de lutte les coqs de combat élevés avec tantde sollicitude par les amateurs philippins . Les mers qui entourent l’archi-pel sont très riches en organismes animaux de toute espèce et certainscours d’eau fourmillent de poissons : il en est un, le dalag ou « tête deserpent » ( ophiocephalm ), qui porte aux deux côtés de la tête des pochespleines d’eau : ses branchies constamment mouillées lui permettent derespirer hors de la rivière, et on le rencontre broutant des herbes dans lescampagnes et même grimpant au tronc des palmiers 3 . Les variétés deserpents sont nombreuses : toutes les espèces redoutables, trigonocéphales,vipères, najas, sont représentées dans la faune locale; quant aux croco-
1 Sinibaldo de .Mas , Informe sobre el est ado àe las islas Filipinas .
- R. J. Montera y Vidal, El Archipieluyo Filipino.
3 Semper, ouvrage cité.