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Livre XIV. Océan et terres océaniques.
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FLORE, FAINE, HABITANTS DES PHILIPPINES.

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diles, ils deviennent énormes : ou en a vu atteignant près de KJ mètres delongueur 1 .

Dans les vases des estuaires fluviaux vit une espèce dhuître perlière(planina placenta), recherchée, non à cause de ses concrétions calcaires,mais pour sa nacre translucide, que lon découpe en petits carrés pourlemployer à la place du verre dans les fenêtres : ces vitres, en usage nonseulement aux Philippines , mais aussi dans les îles de la Sonde et enChine , laissent passer une lumière très douce qui repose le regard. Lesmers de Jolu sont habitées par la véritable huître perlière ( meleagrinamarcjarilifera), que des plongeurs vont chercher au fond de leau, parfoisà 50 mètres de profondeur. Quelques perles de Jolo sont achetées pardes négociants chinois; mais la plupart, plus appréciées dans ces con-trées de lextrême Orient quen Europe , sont gardées par les princes indi-gènes, qui les montrent avec orgueil dans leurs coffrets à côté dau-tres « perles » de même apparence que lon trouve en des noix du cocotier.Cest principalement sur les côtes de lîle Celui que les Yisayas pêchentces admirables éponges, le « palmier à fleurs de Vénus »,donl le squelettede silice, dune merveilleuse délicatesse, ressemble à une corne dabon-dance en dentelle de verre lilé : la drague recueille celte charmante ntplec-tella (ou alcyoncellum), la mjadera des Espagnols , à des profondeurs de20 à 180 mètres.

Les aborigènes des Philippines , graduellement refoulés par les Malais,sont maintenant bien peu nombreux : on ne les rencontre guère quà,létal de petits clans ou même de groupes familiaux, et dans quelques-unesdes îles on en cherche vainement la trace; ils en ont été exterminés ou sysont fondus avec le reste de la population. Actuellement, ces Aegritos ou« Petits Aègres », que lon nomme aussi Aetas, Ahetas, Atas, Itas, ap-pellation qui semble avoir en primitivement le même sens 2 , ne sont àlétat pur quau nombre dune vingtaine de mille"; ils seraient peut-êtredes millions, si lon comptait tous les indigènes de race croisée chez les-quels se retrouve le sang negrito. Les nombreuses peuplades diversementcivilisées qui habitent les Philippines offrent toutes les transitions dap-parence, de culture et de mœurs entre les Aegritos et les Malais. Cest

' De la Gironnière, Aventures d'un gentilhomme breton aux Philippines .

- De Qualrefages, Les Pygmées.

r > Ford. Iilumentritt, Yersuch ciner Ethnographie der Philippinen, Erganzungsheft zu Peter-mann's Mittheilungen, n G7.

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