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N OU Y KM. K i; ÉOGRA IMITE UNI Y K II S U l.l. E.
dans l’ile, justement, appelée Negros , qu’il y a le pins do noirs; mais onen trouve dans tontes les autres îles, excepté dans les archipels situés aunord de Luzon et peut-être aussi dans les îles de Samar, Levle, lloholet Jolo . Mindanao en a plusieurs tribus, entre autres celle des Matna-nuas, qui vivent près du lac Maïnit. Il en existe aussi près de Manille ,dans la sierra de Zambales, mais ils ont été presque partout refoulésdans l’intérieur; ils n’osent descendre jusqu’à la mer que dans la partienord-orientale de Luzon , sur le versant de la cordillère. Il est facile decomprendre leur amour farouche de la liberté : que de fois le simple voi-sinage des gens de races conquérantes leur a-t-il valu l’esclavage ou lamort !
A l’état pur, ils méritent pleinement leur nom : ce sont en effet des« noirs» de petite taille, de moins d’un mètre et demi’. Ils ont la tèterelativement grosse, les yeux brillants, le front haut, le crâne élevé, lachevelure abondante, crépue, parfois presque laineuse; les membres sontgrêles, le pied massif, avec le gros orteil fortement dévié; ie mollet man-que presque complètement 1 2 3 . Les rides du visage et la mâchoire avancéeleur donnent parfois un aspect simiesqueL Les Aetas parlent le dialectemalais des gens policés avec lesquels ils sont obligés d’entrer en relations,mais entre eux ils emploient des mots d’origine inconnue, que l’on croitempruntés au langage primitif encore usité au dix-septième siècle; pour-tant le dialecte spécial qu’ils parlent en quelques districts appartient incon-testablement à la souche malayo-polynésienne, quoique les Aetas aientune origine c ' ’ ne différente de celle des Tagal 4 : on en conclut qu’ilssont soumis à l’inlluence malaise depuis des temps très éloignés. Laplupart des tribus se tatouent et la pratique de la circoncision est géné-rale; en quelques districts, les mères déforment artificiellement les crânesde leurs enfants. Quant au vêtement, il se réduit à un langouti pourles hommes, à une jupe pour les femmes, si ce n’est dans les régionsdu littoral où les Aetas vivent à proximité des villages populeux. Danscertains districts ils habitent des huttes de branchages, ou même descases perchées sur pilotis à la mode malaise; ailleurs ils n’ont pour seprotéger que des cadres mobiles en feuilles de palmier qu’ils tournent ducôté du vent, de la pluie ou du soleil 5 . Dans les provineets où ils se civili-
1 Taille moyenne des Negritos de Zambales, d’après Meyer : l m ,i4; d’après Montano : l'Vlli.
- De Quatrefages et tlainy; Meyer; Montano, etc.
3 De la Gironnière; — Yirehow; — Keane, Nature, Dec. 50. 1880.
4 Sehadenberg, Zeitschrift fur Ethnologie, 188Ü.
5 Semper, Blnmentritt, etc.