GAI
Ionien t, et c’est grâce à leur absence qu’ont pu se développer tant d'es-pèces d’oiseaux au plumage éclatantEn mainte tribu, les indigènes élè-vent des coqs et des perroquets pour les plumes qu’ils leur fournissent.Parmi les serpents néo-guinéens, très nombreux, se trouve une espècecurieuse, le c/m/ft/ro/n/f/to/f pulcher, formant la transition entre les serpentsboas d’Amérique et, les pythons d’Asie 1 2 . L exploration, encore bien incom-plète, de la Nouvelle-Guinée a fait connaître des milliers d’insectes quitémoignent d’une étonnante richesse de formes et de genres, aussi remar-quable en proportion que celle du monde des oiseaux.
La population de la Nouvelle-Guinée , que l’on évalue diversement d'undemi-million à plus de deux millions d’habitants 3 4 , comprend un très grandnombre de peuplades fort différentes les unes des autres par la stature, lacouleur de la peau, la forme du crâne et les autres traits physiques,aussi bien que par les aptitudes et les mœurs. Parmi les tribus, plusieursse rapprochent du type indonésien, tel qu'on le retrouve à Bornéo et à Ge-lèbès, d’autres ressemblent aux Malais et sont décrites par les voyageurscomme appartenant à cette race. Wallace, Virchow , de Ouatrefages, llamy.d’Albcrtis, Mantegazza croient aussi que les negritos sont représentés dansla Nouvelle-Guinée comme race distincte, et non comme Papoua dégénérés,ainsi que le croit Meyer, avec Mikhl'uko-Makl'aï ; enfin, les groupes d’ori-gine polynésienne sont nombreux, surtout dans la partie sud-orientalede l’île, et des croisements se sont laits à l’infini de village à village. Larace n’est, point une, comme il paraissait probable d’après les récits despremiers explorateurs; du moins l’élément, papoua, d’après lequel lagrande terre a reçu son nom de Papouasie , prédomine sur tous les autres :il est presque sans mélange sur le versant septentrional de File. D’aprèsquelques auteurs, il se retrouve même dans toute l’Océanie; jadis ils’étendait jusqu’aux îles llavaïi et à la Nouvelle-Zélande , où 1 ont rem-placé les Polynésiens G
Ge mot de Papoua serait dérivé de l’expression malaise pona-poua, ayant,dit Crawlord, le sens de « noir-noir »; cependant la plupart des savantslui donnent la signification de « crépus », due à la frisure naturelle deleurs cheveux; c’est le trait physique des Papoua qui frappe le plus les
1 Slu<ier, Jahresbericht der Geographischen Gesellschaft in Bern, 188:2-1885.
2 Raffray, le Tour du Monde, 1879.
3 0. C. Slone, .4 few Months in Xeiv-Guinea.