NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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étrangers. Eux-mêmes ne sc donnent pas de nom générique, et les appel-lations spéciales par lesquelles on désigne les différentes tribus se con-fondent d’ordinaire avec les noms de lieux. Les langues, aussi nom-breuses que les peuplades, sont assez distinctes pour que les indigènes nepuissent, en maints endroits, se comprendre de village à village : on neparlerait pas moins de vingt-cinq idiomes dans la partie du littoral dusud qui s’étend sur un espace d’environ 500 kilomètres à l’est du détroitde Torres 1 : le plus connu tic tous est le nofour de Doreï et îles îlots voi-sins. D’ailleurs, tous les parlers néo-guinéens étudiés jusqu’à maintenantappartiennent à la grande famille glossologique malayo-polynésienne 2 .
En moyenne, les Papoua sont d’une taille un peu moins élevée que lesPolynésiens , et variant d’ordinaire entre l m ,55 et 1 M ,60. Ils sont bienfaits, souples, adroits, et les Européens admirent l’art avec lequel ils seservent de leurs doigts de pieds pour ramasser des objets; il en est quisont de merveilleux grimpeurs et qui cheminent à la façon des singes surles branches des arbres. La plupart des Papoua ont la peau très foncée,mais jamais de ce noir brillant que présentent les Chillouk ou les Ouolofd’Afrique. Les traits se rapprochent de ceux des Européens ; les sourcilssont bien marqués, les yeux grands et vifs, la bouche grande et forte,mais non lippue, la mâchoire solide. Chez les Papoua de la péninsulenord-occidentale, que Wallace considère comme représentant le typedans sa pureté, le nez est long, busqué et pointu : c’est là un trait queles artistes papoua ne manquent jamais de reproduire dans les effigieshumaines dont ils décorent leurs maisons et leurs barques. Un autre carac-tère distinctif de nombreuses tribus papoua est la chevelure crépue oumême laineuse, qui orne la tète d’une superbe toison, non moins opu-lente que celle des Cafusos brésiliens, et témoignant peut-être, commechez ces derniers, d’un croisement de races. Ainsi que la chevelure touf-fue, la forme allongée du crâne n’est point un trait constant du type,papoua, mais il est général. Dans quelques îles du détroit de Torres, àMabiak par exemple, les mères prennent soin d’allonger en pointe lescrânes de leurs enfants. Sur la grande terre, .Miklukho-Maklaï signaleaussi beaucoup de tribus où les jeunes filles s’accoutument à porter desfardeaux en passant une courroie autour de leur tète, et cette habitude apour conséquence de déprimer circulairemenl le crâne.
11 est des Papoua qui vont encore nus, mais la plupart ont du moins