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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
vivres et d’eau, après s'être lirouillé avec les indigènes qu’il était venu« convertir à la vraie foi ». 11 revint plus tard pour coloniser l’archipelqu’il avait découvert, mais il mourut sans l’atteindre : la route des îles Sa-lomon était perdue et de deux siècles elle ne devait pas être retrouvée. Laposition en avait été trop vaguement indiquée pour qu'il lut possible de>’y diriger à coup sur, et le rapport du pilote Gallego avait été tenu secret,de peur qu’il ne guidât des marins d’autres nations vers ces lies revendi-quées par l’Espagne : c'est seulement à une époque récente qu’il a été ré-vélé, commenté et traduit'. Enfin Carterol, en 1707, exactement deuxsiècles après le voyage de Mendana , puis l’année suivante Bougainville, etSurville en 1700, parcoururent de nouveau les passes et les détroits dé-couverts par Mendana , mais sans identifier les terres qu’ils voyaient : ilscrurent avoir trouvé de nouvelles lies et leur donnèrent une nomenclaturedifférente. C’est aux patientes investigations de Ruache et de Fleurieu 2 ,comparant les itinéraires des voyageurs, qu'il était réservé de rendre auxmarins espagnols la gloire qui leur appartenait.
Mais tandis que les navigateurs cherchaient en vain l’archipel Salomon,ils visitaient d'autres îles dans Je s parages plus l'approchés de la Nouvelle-Cuinée. En 1010, un demi-siècle après le voyage de Mendana , les Hollan-dais Le Maire et Schoulen reconnaissaient les « Vingt-Cinq des», désignéesdepuis Carleret sous le nom d’iles de l’Amirauté; ils découvraient aussiTombara ou la Nouvelle-Bretagne , mais ils crurent n'avoir sous les yeuxque les rivages septentrionaux de la Nouvelle-Guinée , bordés d’un essaimd’iles côtières ; Tasman, qui vit aussi ces terres, en 1045, tomba dans lamême erreur, et seulement en l’année 1700 le pirate Dampier, se glis-sant au sud des archipels, pénétra dans le détroit qui porte son nom etdécomposa ainsi les terres néo-guinéennes en leurs éléments distincts.Mais il restait encore à longer les contours des îles, à en découvrir lesracles, les ports et les dangers, à faire l'hydrographie complète de cesparages, et ce travail, commencé au dernier siècle par Carteret, Bougain-ville, d’Entrecasteaux, continué en 18:27 par Dumont-dTrville, se complètepeu à peu de nos jours. A l’intérieur, les îles n’ont encore été que très im-parfaitement explorées: des missionnaires, des traitants, quelques savants,tels que Mikl’ukho-Makl'aï, Finsch, Guppy, ont visité diverses parties desarchipels mélanésiens et ont fait connaître les résultats de leurs études.L’enquête méthodique n’a commencé qu’en 1884, lors de la prise de pos-session de la Nouvelle-Bretagne par le gouvernement germanique. Mais
1 II. B. Guppy, The Solomon Islands. ’
2 Découvertes des Français en 1708 et 1769 dans le sud-est de la Nouvelle-Guinée .