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Livre XIV. Océan et terres océaniques.
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RIVIÈRES, CLIMAT DE LA NOI'VELLE-CALKIIONIK.

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septentrional, est la saison des pluies, des vents variables et des ouragans.Cest, pendant, les mois de janvier et de lévrier que les sautes de vent sontles plus fréquentes, et parfois les tempêtes prennent le caractère de véri-tables ouragans ; mais il est rare (pie ees météores se fassent sentir dansla partie septentrionale de lile, car les alizés, qui dans celte saison remon-tent, vers le nord, avec tout leur cortège de phénomènes météorologiquesréguliers, souillent encore sur les côtes de la Nouvelle-Calédonie les plusrapprochées de l'équateur; pendant certaines années les vents généraux dusud-est prévalent sans interruption sur les rivages néo-calédoniens dunord. Far sa position sur la limite des deux zones météorologiques, Filena pas toujours sa part régulière de pluies : en moyenne, elle en reçoit1 mètre par année; mais il arrive parfois, surtout dans les districts dunord, que des sécheresses prolongées tarissent les sources et les rivières.

Lu fait des [dus remarquables est la salubrité de la Néo-Calédonie.Alors que, sous la même zone équatoriale, tant dautres îles ont un climatredoutable, surtout pour les colons européens, des laboureurs et des ter-rassiers blancs peuvent travailler le sol, parfois même dans les endroitsmarécageux, sans que leur santé ail à en souffrir. Ou ne peut s'expli-quer lexcellence de ce climat ni par linlluence de l'alizé et des brisesde mer, ni par la nature poreuse des rives dorigine corallienne, car lesautres terres océaniennes des régions tropicales ont les mêmes avantages,fous les coraux qui entourent file sont des « coraux vifs », tandis queceux des Nouvelles-Hébrides , ces terres si dangereuses pour les colons,sont au contraire des coraux morts : les débris qui sy trouvent pour-rissent au lieu dentrer immédiatement dans la circulation vitale 1 . Mais,daprès les indigènes et les colons, la véritable cause de lexcellence duclimat néo-calédonien est la présence dun arbre bienfaisant, le niuouli oumelaleuca leucadendrou,t pii se plaît aussi bien sur les poules arides quedans les terrains marécageux : il serait pour la Nouvelle-Calédonie ceque leucalyptus est pour l'Australie voisine; les insalubres Nouvelles- Hébrides seraient, dit-on, dépourvues de niaouli \ Cette myrlacée, quiressemble au bouleau par son écorce blanche, ses rameaux grêles et sespetites feuilles, fournit à lindustrie du parfumeur lhuile volatile dueajeput, de même que lautre espèce de melaleuca, commune à Boeroe,lune des Moluques .

Suivant la nature des terrains, la flore néo-calédonienne diffère singu-

1 Ch. Lemire. Voyage h pied en Nouvelle-Calédonie .

- Balança, Bulletin de la Société de Géographie, février 1873.