RIVIÈRES, CLIMAT DE LA NOI'VELLE-CALKIIONIK.
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septentrional, est la saison des pluies, des vents variables et des ouragans.C’est, pendant, les mois de janvier et de lévrier que les sautes de vent sontles plus fréquentes, et parfois les tempêtes prennent le caractère de véri-tables ouragans ; mais il est rare (pie ees météores se fassent sentir dansla partie septentrionale de l’ile, car les alizés, qui dans celte saison remon-tent, vers le nord, avec tout leur cortège de phénomènes météorologiquesréguliers, souillent encore sur les côtes de la Nouvelle-Calédonie les plusrapprochées de l'équateur; pendant certaines années les vents généraux dusud-est prévalent sans interruption sur les rivages néo-calédoniens dunord. Far sa position sur la limite des deux zones météorologiques, Filen’a pas toujours sa part régulière de pluies : en moyenne, elle en reçoit1 mètre par année; mais il arrive parfois, surtout dans les districts dunord, que des sécheresses prolongées tarissent les sources et les rivières.
Lu fait des [dus remarquables est la salubrité de la Néo-Calédonie.Alors que, sous la même zone équatoriale, tant d’autres îles ont un climatredoutable, surtout pour les colons européens, des laboureurs et des ter-rassiers blancs peuvent travailler le sol, parfois même dans les endroitsmarécageux, sans que leur santé ail à en souffrir. Ou ne peut s'expli-quer l’excellence de ce climat ni par l’inlluence de l'alizé et des brisesde mer, ni par la nature poreuse des rives d’origine corallienne, car lesautres terres océaniennes des régions tropicales ont les mêmes avantages,fous les coraux qui entourent file sont des « coraux vifs », tandis queceux des Nouvelles-Hébrides , ces terres si dangereuses pour les colons,sont au contraire des coraux morts : les débris qui s’y trouvent pour-rissent au lieu d’entrer immédiatement dans la circulation vitale 1 . Mais,d’après les indigènes et les colons, la véritable cause de l’excellence duclimat néo-calédonien est la présence d’un arbre bienfaisant, le niuouli oumelaleuca leucadendrou,t pii se plaît aussi bien sur les poules arides quedans les terrains marécageux : il serait pour la Nouvelle-Calédonie ceque l’eucalyptus est pour l'Australie voisine; les insalubres Nouvelles- Hébrides seraient, dit-on, dépourvues de niaouli \ Cette myrlacée, quiressemble au bouleau par son écorce blanche, ses rameaux grêles et sespetites feuilles, fournit à l’industrie du parfumeur l’huile volatile dueajeput, de même que l’autre espèce de melaleuca, commune à Boeroe,l’une des Moluques .
Suivant la nature des terrains, la flore néo-calédonienne diffère singu-