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>'01'VELI.E GÉOGRAPHIE CMVERSELLE.
caclu*, ii’.alteiji'nant pas 700 métros en profondeur, nuit le Croenlandà l'Ecosse et le cap Wrath an Lindesnaes.
Historiquement, l’Amérique est aussi, du moins pour une lionne pari,une dépendance de l’Asie et doit être par conséquent considérée commeterre d’Orient. Les Asiatiques n’ont pas eu besoin de découvrir l'Amé-rique ou les Américains de découvrir l’Asie , puisque d’un continent àl’autre les terres étaient en vue. Même sans Ilot tille de kayaks qui lesportât, les indigènes des deux contrées ont pu atteindre les rivages opposés.Au sud du détroit, jusqu’à l’Orégon , des golfes nombreux s’ouvraient auxbarques asiatiques : ce que l’on a dit du continent américain , qu'il « tournele dos à l’Asie », n’est pas vrai de la partie septentrionale du NouveauMonde. L’opinion de nombreux anthropologistes, d’ailleurs énergiquementcombattue par Morton, Rink et autres savants, est que les populationshyperboréennes de l’Amérique descendent d’immigrants d’Asie , et sur lesdeux bords du détroit de Bering la ressemblance de type, de mœurs et delangue est telle, qu’on ne saurait mettre en doute l’unité de race’. Pourceux qui admettent la parenté des Eskimaux et des Sibériens mongoloïdes,tonte la moitié septentrionale de l’Amérique du Nord se trouverait ainsipeuplée d’habitants d’origine occidentale. En outre, on reconnaît l’inlluencepolynésienne dans les constructions, les costumes et les ornements desinsulaires de l'Amérique nord-occidentale, de l’Alaska à l’Oregon , et le« courant Noir » qui traverse le Pacifique boréal a fréquemment apportédes épaves japonaises : plus de soixante exemples de ce fait ont été constatésdepuis le commencement du dix-septième siècle 2 . Parfois même, comme eu1 <S7T», le courant entraîna des bateaux et des naufragés de l’autre monde:enfin, d’après un grand nombre d’historiens et d’archéologues 7 ’, la propa-gande bouddhique et par conséquent la civilisation de l’Asie auraient agidirectement sur les habitants du Mexique et de l’Amérique Centrale pen-dant les premiers siècles de Père chrétienne; on a trouvé parmi lessculptures de Copan et de Palenqué des images mystiques absolument sem-blables à celles de l’Asie orientale , et notamment le ta'ilii, le symbole leplus vénéré des Chinois, qui représente, dit Ilamy, « la combinaison dela force et de la matière, de l’actif et du passif, du principe mâle et duprincipe femelle ». Quoi qu’il en soit de l’hypothèse relative à l'influence
1 A. de Chamisso; Waitz; Oscar Peschel; Petitot; Whymper , etc.
- Rrnnks, Comptes rendus de la Société de Géographie . 2 juillet 188G.
r ‘ De Guignes. Les Sarigations des Chinois. 1701 ; — Al. de lluniboldt. I‘«e* des Cordillères etdes monuments des peuples indigènes de VAmèrique : — Kohl. Geschiehte der Kntdeckung Ame-rilia’s: —Neumann; de Ouatrelages ; Ilamy; Uervev de Saint-Denys; Désiré Charnay .