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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
n’a pas toujours été signalé comme le nœud d’attaclie de l’Afrique àl’Asie : des géographes anciens ajoutaient le désert de l’ouest à celui de l’estcomme une dépendance du continent asiatique; pour eux, l'Afrique 11ecommençait qu’au Ail, et même de nos jours la saillie des monts com-prise entre le Ail et la mer bouge est désignée sous le nom de « chaîne Ara-bique ».
Au point de vue géologique, une ligne de séparation très naturelle entreles deux Amériques serait l’istlnne de Tehuantepec. Les dernières pentes duplateau de l’Anahuac s'affaissent en cet endroit, et le rempart des montsguatémaltèques n’y est encore , par aucune saillie. A l’est de cellelimite les terres se divisent en une sorte de fourche, dont une branche, leYucalan, se continue en mer par la longue île de Cuba et par les autresAntilles, tandis que l’autre branche constitue l’Amérique centrale propre-ment dite, avec ses rendements et ses étranglements successifs. Mais detoutes les lignes divisoires la plus nette est celle où l'isthme de Darienvient se grellèr à l’énorme masse du continent méridional, à l’ouest dudelta de l’Atrato . Là les hauteurs de l’isthme s’abaissent par degrés, sansse relier au système andin, et un seuil bas, où l'on avait projeté jadis decreuser un canal interocéanique, fait communiquer les deux versants. Sil’on étudie la structure des deux continents américains, non dans leurforme précise, telle qu'elle est actuellement délimitée par la mer, mais aussidans leurs parties immergées, on constate que l'Amérique du Aord projettevers le sud-est deux langues sinueuses, mais presque parallèles dans leurscourbures, qui vont rejoindre le continent méridional : ces deux terres dejonction sont l’Amérique centrale et les Antilles; l’ile de Cuba les unittransversalement l'une à l’autre et de profonds abîmes marins s’ouvrentdans les deux méditerranées, limitées de tous les côtés par continents, îlesou péninsules.
L’analogie des formes est grande entre les deux Amériques , mais non dela même manière que se l’imaginaient les navigateurs du seizième siècle encherchant au nord un « détroit de Magellan » pareil à celui de l’extrémitéméridionale du Aouveau Monde. Les deux continents, considérés dans leurstructure générale, sont également des triangles orientés de la même façon,disposant presque parallèlement- leurs trois côtés et réunis l’un à l’autrepar deux cordons parallèles, l’isllmie proprement dit de l'Amérique cen-trale et la chaîne des Antilles . Le triangle du nord est le plus vaste, d’unhuitième environ; toutefois il faut remarquer que la partie nord-orientalede l’Amérique , comprenant la péninsule du Labrador et près d’une moitiéde la Puissance du Canada, est séparée du tronc continental par une chaîne