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NOUVELLE r.ÉOr.KAIMIIE UNIVERSELLE.
queinent par les contours extérieurs, elles offrent aussi de très grandesanalogies par le relief général, la disposition des plateaux, des chaînes demontagnes, des plaines et des rivières. Très hautes Tune et l’autre, la sailliedes monts Rocheux et celle des Andes se développent parallèlement auxrivages occidentaux du continent; Tune et l’autre se dédoublent eu maintsendroits et présentent deux ou plusieurs crêtes, parallèles ou divergentes,entre lesquelles sont enfermés des plateaux élevés; Tune et l’autre sontpercées d’orilices volcaniques, au repos ou encore en activité, et de vastesétendues de laves ou de tufs et de cendres en recouvrent les roches sédi—menlaires. En chacun des deux continents la forme triangulaire est déter-minée par le système axial de l’ouest et par un autre système orographiqueoccupant une partie du territoire oriental : ce sont les Apalaches dansl’Amérique du Nord, et dans l'Amérique du Sud la Serra de Mar et leschaînes brésiliennes; dans les deux continents la saillie des monts orien-taux dispose la plupart de ses arêtes parallèlement à la côte, mais ellessont beaucoup plus basses que les chaînes occidentales et en restent sé-parées par de vastes plaines, bassins dans lesquels les lleuves entremêlentleurs sources. C’est précisément au centre des deux continents, là où Tons’attendrait à trouver les plus hauts massifs, que s’étendent les dépressionsoù s’amassent les eaux continentales pour aller se déverser en très grandepartie soit dans l’Atlantique, soit dans les mers latérales : aucun faite departage en forte saillie ne sépare les hauts affluents du Mississippi deceux du Saint-Laurent et de la rivière Rouge du Nord; de même, dans lecontinent du Sud, la pente hésite entre les deux versants de l'Amazone etde la Plata. Certainement la région lacustre qui occupe de nos jours lapartie centrale de l’Amérique du Nord fut beaucoup plus étendue ; la pénin-sule de Michigan fut même une grande île, et l’épanchement des eaux,alternant durant les âges géologiques, s’est fait jadis par le cours du Hudsonet par celui du Mississippi ; il s’accomplit de nos jours par la voie du Saint-Laurent'. On a constaté que la faune des lacs canadiens offre un caractèrepélagique par de nombreuses espèces, et plusieurs lacs, tels le Champlainet ceux des Six Nations, dans l’Etal de New-York , ont une forme qui lesdésigne comme d’anciens fjords, graduellement détachés de la mer *. Linéi-ques lleuves de l'Amérique du Nord paraissent aussi avoir été jadis aunombre de ces haies profondes (pii lurent le chemin des glaciers. Tel est leSaguenay, avec ses énormes profondeurs de ‘200 mètres; tel est le Saint-Laurent lui-même, qui donne accès aux grands navires de mer jusqu'à plus
1 J.-K. Gilbert Forum, .lune 1888.
5 l’esche! ; — Ratzcl ; — Ullncli, Cédait und Beschaffenlieil Europas und Xord-Amerika's.