NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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do la banquise est signalée par le mur gris du brouillard. A quelquesmètres, la masse vaporeuse est impénétrable au regard, mais elle s élèverarement à plus de lu ou 20 mètres en bailleur : il serait parfois lacilede faire des observations astronomiques, tandis qu’on ne pourrait riendistinguer à côté de soi. Les Eskimaux se gardent bien d abandonner lestraces des traîneaux lorsqu’ils traversent une banquise en temps de brouil-lard. Souvent des gens son! morts de faim pour n'avoir pu retrouver lecbemin de leurs campements.
Les rares explorations faites dans l’intérieur sur les hauteurs du seuilde partage ont permis de constater qu'à l'ouest de la chaîne bordièreorientale le territoire de Bal'tîn est occupé par des collines de granit, quis’abaissent graduellement vers les plaines occidentales, formées de rochessiluriennes et principalement de calcaires, très riches en fossiles. Des lacs,qui furent autrefois des golfes et des bras de mer, parsèment le milieude la plaine, où l’on trouve des restes de morses, de baleines et autres ani-maux marins échoués 1 . Un de ces lacs, non encore exploré par les voya-geurs blancs, est l’Amakdjuak, que les Eskimaux donnent comme peuéloigné de la rive septentrionale du détroit de Hudson; une autre napped’eau ou de glace, beaucoup plus vaste, est le Aettilling, qui se rattache augolfe de Cumberland, sur la cèle orientale, par une traînée presque con-tinue de mares et d’étangs : son eftluent se déverse à l’ouest dans le détroitde Fox. Un des ruisseaux qui s’y épanchent coule même en hiver, ce qui acertainement pour cause la nature thermale des eaux. Boas a découvertprès de la côte, au nord du cap Mercy, une source chaude très abondante,dont le bouillon se déplace incessamment dans l’étang de sortie à cause desglaces qui se forment à distance de l’orifice et qui barrent le passage aucourant; couche déglacé s’ajoute à couche de glace; le niveau s’élève peuà peu et la source doit s’ouvrir une nouvelle issue.
Les montagnes de Baffin’s land ont des gisements miniers non exploités.On a trouvé du charbon sur divers points de la côte. Les gisements de gra-phite, reconnus en maints endroits, n’ont jamais été utilisés, et des indus-triels de Philadelphie , qui avaient entrepris de détacher d’un rocher deslames de mica, d’une grandeur et d'une pureté extraordinaires, n ontpu donner suite à leur spéculation. La stéatile, si précieuse pour les indi-gènes, qui en taillent leurs lampes, est rare; de même les dépôts de boisflotté, qui avaient une valeur inappréciable avant que les Européens nevinssent changer profondément les mœurs et les conditions industrielles.
1 Boas, Ergünzungsheft zu Pctermann's Uitteilungen, 1885; — Ed. Suess, Aullitz der Erdc.