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Livre XV. Amérique boréale.
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TE H RE DE lî A F FIN, ARCHIPEL DE PA II R Y.

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Alors les habitants devaient entreprendre de grands voyages pour se pro-curer le lmis indispensable, qu’ils ramassaient sur les bords de l'ile lud-jakdjuak à l’entrée du détroit de Hudson; des indigènes s occupaientaussi de sculptpr et d’assembler sur place ces bois (loués pour en fabriquerdes barques et des traîneaux, qu’ils vendaient à leurs visiteurs. Les bois etautres débris rejetés sur les plages ont permis de reconnaître sur lescôtes de RalVm’s land, comme plus au nord dans la terre de Grinnell,les soulèvements successifs du sol. Ce phénomène d’exhaussement, visiblesur tout le littoral maritime, se révèle aussi par les « marmites de géant »,que l’on rencontre à diverses hauteurs et dans lesquelles on trouve encoreles pierres qui les ont creusées.

Dans les îles qui bordent au nord la longue rue des détroits entre lesmers de Baflîn et de Bering, les montagnes présentent en maints endroitsune apparence formidable par des escarpements rapides, des terrasses éta-gées ou même des parois verticales; mais la hauteur moyenne dos pointes,dômes ou plateaux, ne dépasse guère 1230 ou 300 mètres. Les sommets quiatteignent 500 mètres sont peu nombreux; cependant il existe dans cettepartie de l'archipel des saillies de 700 mètres et davantage : par exemple,celle d’un îlot, A’orlh-lvent, à l’extrémité nord-occidentale de Tudjan, l’ilegénéralement désignée sur les cartes par le nom de North-Devon. Lesfalaises riveraines de cette île et des autres terres de l’archipel Parry, (piise profilent dans la direction de l’ouest, offrent çà et là l’aspect, bizarrede forteresses à saillants et à rentrants réguliers, dont les murailles, for-mées de couches calcaires et de sédiments argileux, disposées en strateshorizontales, présentent une succession alternante de creux et de reliefs.La plupart des navigateurs polaires signalent cette apparence étrange desrochers. D’autres promontoires sont des masses puissantes de gneiss cri-blées de grenats; quelques-uns se dressent en colonnades basaltiques, maisnulle part dans l’archipel on n’a constaté d’une manière certaine l’existencede cônes volcaniques, cendres ou scories. Dans l’ensemble, les îles deParry ont leurs formations les plus anciennes à l’est, et celles de l’ouestappartiennent successivement à des âges moins éloignés dans la série destemps. Au nord du détroit de Lancaster , les roches sont cristallines, granitet gneiss, puis viennent à l’ouest les roches siluriennes. Plus loin, les îlesBathurst, Byam Martin, Melville sont composées de grès carbonifère, decalcaires ferrugineux, L’ile de Prince Patrick est formée de calcaire etrenferme un lambeau de jura. Les couches houillères des îles Parry datentdu même âge que les houilles de l’ile de l’Ours, au nord de la Scandi-navie , et les memes calcaires marins les ont recouvertes. Cette ressemblance