ISTHMES AMÉRICAINS.
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l’Atlantique et le Pacifique. Aussi les Américains pouvaient-ils redouter quedes puissances européennes ne songeassent à s’emparer de l’une de ceslangues de terre, et c’est par crainte d’une aventure de ce genre que futproclamée la « doctrine de Monroe », revendiquant « l’Amérique pour lesAméricains » et réservant ainsi formellement la possession des isthmespour les États du Nouveau Monde. Colomb avait prévu celte importancecapitale du pédoncule américain lorsqu’il longeait les côtes du Yeragua,
N* 5. — CANAUX ET ROUTES DES ISTHMES.
S.Tomas
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cherchant vainement le bras de mer qui devait servir de porte entre lesdeux océans. Mais ce détroit, ou plutôt ces détroits, car il y en avait plu-sieurs’, la nature les a fermés depuis l’époque tertiaire et c’est à l’hommequ’il appartient de les rouvrir. En attendant, on s’est mis au travail pourtracer au moins des routes et construire des chemins de fer de l’une àl’autre côte : déjà deux voies ferrées, celles du Panama et du Costa-Rica ,traversent le cordon méridional des isthmes, et plusieurs autres sont com-mencées. D’ailleurs, le pays est encore bien mal aménagé pour ser-
1 II. Pittier, Notes manuscrites.