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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
nouveau vers l’ouest jusqu’au méridien 111° de Greenwich ; ensuite elle sedirige obliquement vers un point du rio Colorado situé à 52 kilomètres enaval du confluent du Gila, et suit en amont le cours du fleuve jusqu’en facedu bec : de là une dernière ligne droite coupe la racine de la péninsulecalifornienne pour atteindre le rivage du Pacifique à 20 kilomètres ausud de San-Diego .
Malgré la bizarrerie de cette frontière aux lignes géométriques, elle coïn-cide pourtant en certains endroits avec des traits importants du relief conti-nental; elle relie la haute vallée du rio Bravo et l’extrémité du golfe deCalifornie , non loin de la profonde dépression que parcourt le rio Gilaentre deux massifs distincts des montagnes Rocheuses. A l’autre bout duterritoire mexicain, la ligne de division politique est moins justifiée parla nature. Depuis le traité conclu en 1882 avec le Guatemala , la frontièrecommune part de la côte du Pacifique, à la petite rivière de Suchiale, puiselle traverse la chaîne maîtresse au volcan de Tacanâ et va rejoindre parune ligne droite, à peu près à égale distance des deux mers, les sommetsde Buenavista et d’Ixbul; de là elle gagne à l’est, par le degré de latitude16° 40', la rive gauche du rio Usumacinla, qu’elle doit suivre jusqu’à25 kilomètres au sud du bourg de Tenosique ; mais en ces régions malexplorées l’identification précise des rivières n’a pas encore été faite et cer-tains points de détail restent encore à fixer (1890). Au delà reprend unéchelon de degrés, latitudes et longitudes, jusqu’au rio Ilondo, qui sertde limite au territoire anglais de Belize et va se déverser dans la haie deChetumal, à l’angle sud-oriental du Yucatan . Avec toutes les terres qui endépendent/jusqu’aux îles Revilla-Gigedo, qui font partie du territoiremexicain , bien que la plus rapprochée se trouve dans le Pacifique à plus de600 kilomètres des côtes, la superficie totale du Mexique , d’après les déli-mitations officielles, serait de 1 987 065 kilomètres carrés 1 , soit près dequatre fois la surface de la France .
Cette vaste contrée était déjà connue dans ses traits généraux au milieudu seizième siècle : en vingt-quatre années, les explorateurs avaient visitétoutes les côtes et pénétré au loin dans l’intérieur, du Yucatan à la Cali-fornie et aux « Sept Villes » de Cibola. En 1502, Colomb avait déjà ren-contré des marchands yucatèques sur la côte de Honduras ; mais c’est en1517 seulement que Hernandez de Cordova, planteur de Cuba , parti pour