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lants se pressent autour d’une cour centrale, dans une seule masure con-struite en forteresse. L’expédition de Coronado, qui dura plus de deuxannées, de 1540 à 1542, et qui devait se combiner avec l’exploration nau-tique d’Alarcon, eut pour résultat la colonisation de la Sonoraja provincenord-occidentale de la république actuelle.
Désormais le territoire du Mexique proprement dit était reconnu par lesEspagnols ; cependant les itinéraires les plus éloignés de la capitale nefurent point encore utilisés pour la construction des caries, que le manqued’observations astronomiques ne permettait pas d’établir avec quelque pré-cision : en 1542, le vice-roi Mendoza fixait encore, d’après l’observation dedeux éclipses de lune, la position de México à 25 degrés 42 minutes plus àl’ouest que sa position réelle. La carte d’Ortelius , x ' ”ée en 1579, nedonne d’une manière à peu près exacte que la partie centrale de la con-trée, autour de México . Bien plus, malgré toutes les explorations qui avaientété faites le long des côtes californiennes, on affirma longtemps que desnavires avaient fait le tour de la Californie et que le caractère insulairede cette longue terre était ainsi établi 1 * ; le jésuite Salvatierra, qui com-mença la colonisation du pays en 1G97, lui donna le nom de Ida Carolina.Il fallut attendre au commencement du dix-huitième siècle pour que lesvoyages du missionnaire Kühn ou Kunl, généralement désigné par lesEspagnols sous le nom de Kino, vinssent enfin confirmer les recherchesdes premiers explorateurs. Les documents manuscrits que possède laAcademia de Ilisloria, à Madrid, et des collections du Mexique prouventque dès le dix-septième siècle les archives nationales, malheureusementfermées aux chercheurs, contenaient les éléments nécessaires pour ladescription complète et détaillée de la Nouvelle Espagne ; presque tous lesmémoires descriptifs envoyés au conseil des Indes étaient accompagnés deplans 5 . Toutefois les meilleures cartes publiées à cette même époque étaiententachées d’erreurs comportant un demi-degré en latitude et d’un à deuxdegrés en longitude.
Le voyage d’Alexandre de Ilumboldt, en 1805 et 1804, a été qualifié de« seconde découverte du Mexique 3 * ». Le grand explorateur, il est vrai, nevisita pas toutes les parties déjà connues de la Nouvelle Espagne, mais ilsut coordonner avec sagacité les itinéraires de ses devanciers, les contrôlerles uns par les autres, en dégager, du moins pour la région du plateau,
1 M. Orozco y Berra, Apuntes para lahistoria (le la Geografta en México .
- Marcos Jimenez de la Espada , Notes manuscrites.
3 G. B. Ileller, Reisen in Mexico ; — Vivien de Saint-Martin , Archives de la Commission scien-
tifique du Mexique.
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