NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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la forme vraie du relief mexicain, appuyée désormais sur les _ s iixesque ses observations astronomiques lui permirent d’ajouter à celles desingénieurs espagnols; en outre, il étudia les phénomènes physiques delàcontrée, ses éruptions de laves et ses jaillissements de sources, l’étage-ment de ses climats et de sa flore, la direction et l’intensité des vents quisoufflent sur cette partie de la planète, l’abondance des pluies qui l’arro-sent, les variations de scs courants magnétiques; enfin, il compara lesressources minières, agricoles, industrielles du Mexique à celles des autrescontrées et fixa, pour ainsi dire, la valeur relative du pays dans l’ensembledu monde civilisé. Après le long sommeil que le régime du monopoleabsolu avait imposé au Mexique , l’ouvrage de Ilumboldt fut une sorte derévélation : il montra ce que pourrait devenir la colonie espagnole au jourde l’émancipation déjà prochaine.
L’exploration de la contrée ne put continuer pendant la période révolu-tionnaire; mais quand le Mexique se trouva libre enfin, les voyageurs sedirigèrent de nouveau vers cette terre américaine, ouverte désormais. Aprèsla guerre, le minéralogiste Burkart suivit les traces de Humboldl, et pen-dant près de dix années parcourut, le marteau à la main, presque toutesles régions montagneuses et minières de la République . D’autres voyageursde toute nationalité lui succédèrent, et parmi eux les Américains Stephenset Cathenvood, qui étudièrent en détail les remarquables monumentslaissés debout dans la partie méridionale du territoire; mais déjà lesMexicains eux-mêmes prenaient à cœur les investigations scientifiques,et dès 1850 se fondait à México une commission de géographie et destatistique : c’est l’une des plus anciennes sociétés de ce genre quiexistent. Elle publia de précieux mémoires sur presque toutes les par-ties de la République et prépara les éléments d’une carte générale duMexique , plus grande et plus détaillée que celle de Ilumboldt, qui fut repro-duite en partie par fragments, puis servit de base à Garcia Cubas pour lapremière édition de son atlas, datée de 1856; ce fut, pendant plusieursannées, le principal document cartographique relatif aux régions mexi-caines. Enfin, sous la direction de Covarrubias , on procéda au levé trigono-métrique de la vallée de México , commencement des travaux de géographieprécise. Des érudits, notamment Orozco y Berra et Pimentel, firent aussides recherches approfondies sur la distribution des tribus indigènes auMexique , sur l’histoire de leurs migrations, l’origine, la parenté et la gram-maire de leurs langages. Les officiers américains qui pénétrèrent dans leMexique septentrional pendant la guerre de 1840, et plus tard lors de ladéliminalion des frontières, prirent également part à l’élude de la contrée,