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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

de Ilumholdt, on l’appelle simplement Anahuac ou « plateau » d’Ana-huac, d’après la région dans laquelle se trouve la cité de México . Toute-fois la mena ou « table » du Mexique ne présente point une surfaceunie, comme les appellations ordinaires pourraient le faire croire : l’en-semble de la dépression que limitent les deux chaînes mères offre plutôtune succession de bassins, pour la plupart d’origine lacustre, qui s’éta-gent en diminuant d’altitude dans la direction du sud au nord; mais lesbarrières qui les séparent opposent si peu d’obstacles aux migrations etaux voyages, que déjà au siècle dernier il avait été facile de construire uneroute de Mexico à Santa-Fé, dans le Nouveau-Mexique , sur une lon-gueur de 2200 kilomètres : les voitures roulaient de l’une à l’autre ville'.Dans la partie méridionale des hautes terres, autour de México , les bassinssont de faibles dimensions relatives, mais dépassent 2000 mètres en alti-tude ; même celui de Toluca, dans l’angle formé par les deux grandeschaînes divergentes, est en moyenne à 2580 mètres au-dessus de la mer.En s’éloignant de l’Anahuac, l’écart des sierras donne plus de largeur auxplaines élevées, et dans la région septentrionale de la République les vastesétendues que limitent les montagnes offrent en maints districts des sur-faces à peine ondulées ou parcourues de chaînons n’ayant qu’un faiblerelief. En s’inclinant vers le nord, l’entre-deux des sierras penche versl’est, la sierra orientale étant en moyenne beaucoup moins large et moinsélevée que celle de l’ouest : son altitude moyenne est de 2000 mètres,environ cinq cents mètres de moins que la crête occidentale*.

Une troisième sierra, parallèle aux deux autres, mais complètement sépa-rée de celles qui dominent le corps continental mexicain, est la crête iné-gale et deux fois interrompue de la péninsule californienne. Des buttesisolées, des « monts perdus », comme on les appelle, jalonnent l’espacecompris entre les massifs de la Californie américaine et la chaîne de lapresqu’île appartenant au Mexique , mais continuant l’axe de la SierraNevada : c’est donc comme un système distinct du relief mexicain que seprésentent les monts de la péninsule, de hauteurs et de formes très diverses.Non loin de la racine de la presqu’île s’élève, visible des deux mers, lemassif le plus élevé, le Calamahue ou Santa-Catalina, que domine un rocblanc comme de la neige, haut de 5086 mètres. La chaîne septentrionale,qui longe la côte du Pacifique, se termine au nord de la grande baie Sébas-tian Yizcaino et se rattache par des plateaux doucement inclinés aune crête

1 Alex, de Humbuldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espagne.* Ninx. Notice sur la carte du Mexique .