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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
la houe. Une autre cime trachytique, le Cerro de las Ilumaredas, doit sonnom aux « fumerolles » abondantes qui s’élèvent en nuages, et près de làjaillit un geysir du haut d’un cône de silice déposé par les colonnes d’eaubouillante 1 * 3 4 . Un des cratères est appelé le Chillador ou « Siffleur », àcause du bruit strident des vapeurs qui s’en échappent; en 1872, à la suitede violents tremblements de terre, un nouveau Chillador s’ouvrit à côté del’ancien*. L’altitude de ce mont est probablement supérieure à 4000 mètres.Au nord de Morelia et du grand lac de Cuitzeo, un autre groupe, com-posé de sept volcans, se montre en un massif distinct, entourant de sonamphithéâtre la dépression dite « val le » de Santiago : les cratères del'Alberca et d’une autre de ces montagnes sont remplis d’une eau légè-rement alcaline, comme celle des terrains environnants ; le foyer local dechaleur est probablement éteint, mais plus au nord, dans le massif deGuanajualo, des geysirs et des jets de boues thermales témoignent de l’acti-vité continue des vapeurs souterraines".
Le Xinantecall, c’est-à-dire le « Seigneur nu », désigné d’ordinaire sousle nom de A'evado ou « Neigeux » de Toluca, s’élève à peu près directe-ment au sud de la ville dont il a reçu l’a _ " on. C’est l’un des plushauts sommets du Mexique , car il atteint 4578 mètres*, soit l’altitude dumont Rose . De pente douce et régulière, le Nevado est facile à gravir : àl’exemple de Ilumboldt, les voyageurs n’ont qu’à suivre le sentier frayé enlacet par les bûcherons à travers la forêt de pins et de sapins, qui s’éclair-cit peu à peu vers le sommet, puis fait place aux broussailles et, vers lesbords du cratère, à une herbe rase croissant dans les fissures du por-phyre : c’est là précisément que se trouve la limite entre la végétation etles neiges persistantes, car celles-ci se maintiennent sur la pente septen-trionale du volcan, même dans les deux mois de grande évaporation, sep-tembre et octobre, et donnent de ce côté une petite collerette à ses ravinsrougeâtres. Dans la dépression de la cime reposent deux lacs d’eau douce,séparés par des monticules ; après les averses, des mares se forment dansles cavités voisines. Les neiges et les pluies empêchent en toute saison l’as-sèchement des deux lacs, qui ont en moyenne une trentaine d’hectares :le principal réservoir a 10 mètres de profondeur, et l’on y trouve despoissons d’une espèce particulière. L’eau, très froide (6°,25), est presqueaussi pure que l’eau distillée, et l’on a proposé de l’utiliser par canalisa-
1 II. de Saussure, Bulletin (le la Société de Géographie de Paris , 1857.
- Santiago Ramirez, Piqueta minera de Mé.rico.
3 Archives de la Commission Scientifique du Mexique, tome III.
4 4450 mètres d'après lleilprin et Baker, qui l'ont gravi en 1800.