NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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s’en épanchèrent en 1664, puis il se reposa pendant cent vingt-neuf années.Le réveil de la montagne, en 1705, fut terrible : on dit que les cendres del’éruption volèrent d’un côté jusqu’à Yera-Cruz et Perote, de l’autre jus-qu’à Oaxaca '. Le foyer, alimenté sans doute par les eaux de la mer, deslagunes et des marais voisins, s’est encore ravivé à une époque récente. D’a-près le témoignage unanime des indigènes, les deux monts d’Orizaba et deTuxlla se « parlent » l’un à l'autre par des roulements sourds, commecelui d’un tonnerre lointain’. Les promontoires de lave que le Tuxlla pro-jette dans la mer forment l’extrémité orientale de la zone volcanique tor-tueuse, dont Taxe central, d’une longueur développée d’environ 118(!) kilo-mètres, coïncide à peu près avec le 10'' degré de latitude 1 * 3 4 5 et se prolongeau loin dans le Pacifique, même jusqu’à l’archipel Havaïen. Les îles inhabi-tées de Revilla-Gigedo, qui se trouvent sur le parcours de cette ligne idéale,sont d’origine probablement volcanique : les navires qui en parcourent lesparages y ont fréquemment rencontré des couches de ponces flottantes*.La région des volcans mexicains est aussi la principale zone des tremble-ments de terre et leurs ondulations se propagent d'ordinaire de l’est àl’ouest, suivant la même ligne que celle des crevasses d’éruption : la pro-vince de Jalisco surtout est fréquemment secouée par les vibrations du sol.On a constaté que les édifices construits sur le granit ou sur le porphyreont ordinairement le plus à souffrir des secousses terrestres 3 .
La Sierra Madré orientale, dont le Col're et le Citlaltepell sont les cimesmaîtresses, est, comme la Sierra Madré occidentale, le prolongement demontagnes appartenant aux Etats-Unis . Les rangées parallèles des Apache-mountains, que le rio Bravo coupe par une série de défilés, orientésdans la direction du sud-ouest au nord-est, reprennent sur la rive droitedu fleuve et développent vers le sud-est leurs remparts calcaires de forma-tion jurassique, aux falaises abruptes, aux arêtes vives, percés çà et là dequelques massifs d’éruption. L’altitude moyenne de ces crêtes ne dépassepas un millier de mètres; mais elles se relèvent graduellement vers le sud,de même que la chaîne bordière de l’Occident , et vers Sallillo des cimesatteignent déjà 2000 mètres en hauteur. Dans ces régions du Mexique septentrional les deux sierras convergentes de l’est et de l’ouest ne sont pasencore unies par des chaînons transversaux; elles sont au contraire
1 Landgiebe, ÏY alurgeschichte (1er Yulcane.
- Lucien Riait, La Terre Chaude.
z llumboldt. Essai politique sur la Nouvelle-Espagne.
4 Poulett Scrope, Yolcanoes.
5 Hugo Finck, La Naluraleza. 1875, n° i.