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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLEUVES I)U MEXIQUE.

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moins de sept à huit cents mètres de laige dans son cours inférieur : lesgros navires, qui en ont franchi la barre, peuvent remonter le courant surune longueur d’environ 51) kilomètres, jusqu’à Minalitlan. et les barquespénètrent à plus de lût) kilomètres, vers le milieu de l’isthme, au villagede Snchil. Mais à la rencontre des eaux marines et des eaux Iluviales lefond se redresse en un seuil périlleux sur lequel l’épaisseur d’eau, tou-jours la même depuis l’expédition de Cortès, est de trois mètres et demià quatre mètres eu moyenne : maint navire s’est perdu à cette entrée dufleuve, et ce danger est la raison principale qui a fait abandonner l’idée decreuser un canal à écluses à travers l’isthme de Tehuantepec.

Sur la côte opposée, les rivières qui se déversent dans l’océan Pacifique sont également obstruées. La grande lagune de Tilema, aux bassins rami-fiés, qui s’ouvre précisément au sud de la partie la plus étroite de l’isthmeet vers laquelle convergent de nombreux cours d’eau, n’a que 2 ou 5 mè-tres d’eau sur la barre, suivant les saisons, et très souvent les petites em-barcations ne peuvent même tenter le passage : une des caravelles qu’avaitfait construire Cortès pour explorer les côtes du Pacifique y chavira. Labouche du rio Tehuantepec, qui va rejoindre l’Océan à l’ouest de la grandelagune, est complètement close par les sables pendant une partie considé-rable de l’année, et les bâtiments doivent mouiller au large, soit dans larade ouverte, bien nommée de la « Yenlosa », soit près des dangereuxécueils granitiques du Morro de Tehuantepec, soit encore loin des terresalluviales de l’isthme, dans l’anse naguère mal abritée de Salina Cruz, aubord de laquelle vient aboutir le chemin de fer et qu’un brise-lamesprotège désormais.

Le rivage mexicain du Pacifique , bordé par des montagnes plus hauteset plus rapprochées de la côte, a beaucoup moins de plages et de cordonslittoraux que la rive atlantique; il a cependant quelques lagunes côtières,notamment à l’ouest d’Acapulco . Au delà se déverse dans la mer l’un desprincipaux cours d’eau mexicains, le rio Mexcala ou de las Balsas, quireçoit les sources descendues du versant méridional et même du versantoriental de la chaîne volcanique : sa rivière maîtresse, l’Apoyac, qui passeprès de Puebla , naît sur les pentes de lTxlaccihuatl. Des neiges fondues,des eaux thermales, et plus bas des ruisseaux salins s’unissent dans soncourant. Le rio de las Balsas ou « des Radeaux » est, ainsi que le dit sonnom, quelque peu navigable dans la partie inférieure de son cours : depetites embarcations pourraient y voguer ça et là en amont de la barre,mais leur voyage serait interrompu par des rapides et des remous, enfinpar une haute cascade : sur un espace de 558 kilomètres, on ne compte