FLEUVES ME X CALA ET LERMA, LAC DE CIIAPALA.
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ils se trouvaient comme perdus en dehors des routes fréquentées et les voya-geurs s’aventuraient rarement en ces régions presque désertes; maintenantun chemin de fer longe le lac de Chapala et l’on a même proposé d'éla-hlir une école navale pour les habitants du plateau dans une haie de cettemer intérieure. D’autres lacs épars dans les cirques des monts, vers l’ex-trémité occidentale du bassin de Chapala, semblent indiquer qu’il étaitjadis plus étendu et que son écoulement se faisait à l’ouest par la vallée duMeuve qui se dirige vers la bahia Banderas : on a projeté le creusementd’un canal par cet ancien passage. Précisément à l’endroit où se serait
N° 18. — LAC l)K CHAPALA.
d'après divers documents C.Perr-qn
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épanché le courant de sortie, des coulées de lave sont descendues desmontagnes voisines à une époque préhistorique : cet obstacle aura sansdoute arrêté les eaux, les forçant à s’étaler en lac ou du moins à exhaussernotablement leur niveau, puis à se chercher une issue par la brèche lamoins élevée de l’enceinte rocheuse.
Le rio I.erma traverse en effet les montagnes par une succession de dé-filés coupés de vive force dans les roches éruptives; à en juger par l’ex-trême inégalité de son cours, l’ensemble de la vallée serait d’une date géo-logiquement récente ; de hautes cascades et des rapides, qui se continuentjusque dans le voisinage de la côte, font du lit fluvial un gigantesque esca-lier aux gradins inégaux. Ces défilés commencent par une des pins bellescataractes du Mexique , dite de Juanacatlan, d’après le village qui s’est bâti