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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Mexico , avec une peu le moyenne d’un moire, et le surplus des eaux trouveson écoulement vers le lac de Texcoco, qui occupe le fond de l’ancienbassin d’inondation; le niveau moyen de cette nappe est d’un mètre etdemi à deux mètres au-dessous du sol de la capitale. Les lacs du nord, leSan-Cristôbal, le Xaltocan et le Zumpango , sont, comme ceux du sud,étagés à un niveau plus élevé que celui de Mexico : en temps d’inondation,lorsque les ruisseaux de la [daine de l'acbuca y convergent en torrents, leurseaux, déversées du nord au sud et de bassin en bassin, menaceraient lacité de destruction si les digues, construites en aval de chaque réservoir,venaient à se rompre.

Les descriptions transmises par les conquérants du Mexique et lesobservations comparées qui ont été faites à différentes époques per-mettent d’affirmer que la superficie et la contenance des lacs de Mexico n’ont cessé de diminuer depuis trois siècles et demi. Tandis que la capitaleétait jadis une « cité lacustre » et que toute la [daine environnante étaitrecouverte par les eaux, elle se trouve maintenant en terre ferme, et leslacs n’occupent plus même le tiers de la « vallée ». Ils ont égalementperdu de leur profondeur. Le fond du bassin de Texcoco , où les ventsapportent la poussière de la vallée, ne cesse de s’élever; il devrait en mêmetemps exhausser le niveau du lac et déverser les eaux sur Ja ville si l’éva-poration n’enlevait pas une quantité de liquide supérieure aux apports etne diminuait graduellement l’épaisseur d’eau. En 1804, lors de la visitede Ilurnboldt, la profondeur du lac était de 3 à 3 mètres; en 1883, ellen’était, à l’endroit le plus creux, que de 1 mètre 80 et l’épaisseur moyennede l’eau ne dépassait pas 62 centimètres. En 1881, la plus grande profon-deur était réduite à 45 centimètres et la moyenne était moindre de moitié.En des années exceptionnelles, Texcoco , San-Cristôbal, Xaltocan et Zum-pango ont été complètement à sec. Depuis longtemps, la cavité lacustre se-rait vide si les eaux douces du Chalco et du Xochimilco ne se déversaientdans ce bassin saumâtre. L’opinion générale est que le climat local s’estréellement asséché depuis l’époque de la conquête : la déforestation despentes et des campagnes aurait eu pour conséquence d’accroître la forcedes vents et l’évaporation, sans qu’il y ait eu dans la chute des pluies uneaugmentation correspondante, ou peut-être même tandis qu’elle s’amoin-drissait. Actuellement la contenance des bassins lacustres de la « vallée » estpresque insignifiante en comparaison de ce qu’elle dut être à une périodegéologique antérieure. Le fond de l’ancien lac consiste en débris quater-naires, sables, argiles, pierres ponces, cendres, restes organiques, superposésen couches d’une si grande épaisseur, que les coups de sonde poussés jus-