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Livre XVII. Indes occidentales.
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SG

.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Les meus j et d'autre baignent le Mexique sont très riches en

vie animale. Parmi les cétacés qui visitent ses côtes se trouveraient encorequelques lamantins. Des centaines d’espèces nouvelles ont été découvertespar les malacologistes sur les rivages mexicains du Pacifique, et l’un de cesmollusques, uptisia depilans, serait le même que celui dont les Tyriensse servaient pour leur teinture de pourpre : les Indiens de Tehuantepecl'emploient pour teindre leur lil sans avoir besoin de lixer la couleur parun mordant 1 * . Dans le golfe de Californie , surtout devant la Paz et autourdes archipels voisins, on pèche les huîtres perlières; enlin, d’autres îles dumême golfe, sur lesquelles des oiseaux d’espèces diverses viennent nicherpar myriades, ont déjà fourni du guano par centaines de cargaisons. On aconstaté que les îles situées dans le Pacifique à une certaine distance aularge de la côte diffèrent toutes de la terre ferme par le caractère de leurfaune. Ainsi le petit groupe des 1res Marias, qui se trouve à une centaine dekilomètres au large de l’état de Jalisco , possède une espèce particulière decolibri 3 4 . L’archipel des Revilla-Gigedo a aussi sa faune spéciale. L’ile deCuadalupe, gisant à 25U kilomètres des côtes extérieures de la Basse-Californie , présente un contraste très grand : les onze espèces d’oiseauxde terre qu’on y a recueillies diffèrent toutes des espèces correspondantesdu continent voisin; elles se sont différenciées depuis les âges lointains oùse fit la séparation des terres et des faunes.

D’où proviennent les populations diverses que les Espagnols trouvèrentau Mexique lors de la conquête? A cet égard les hypothèses sont presqueaussi nombreuses que les ouvrages relatifs à l’ethnologie de ces contrées.Naturellement les premiers auteurs, obligés d’accorder leurs imaginationsavec les textes bibliques et les enseignements de l’Eglise, devaient faire desMexicains les descendants d’un lils de Noé, venu soit par mer avec les eauxdu déluge, soit par terre, après assèchement de la surface continentale 5 .Même pendant ce siècle, des écrivains* ont tenté d’établir que les Mexicainssont les lils des Juifs « dispersés sur la terre » après la captivité de Baby-lone : d’après eux, l’aspect physique, le caractère national, la religion, lesmœurs, le costume, même la langue, enfin les traditions et les mythestémoigneraient de l’ancienne parenté. D’autres historiens cherchèrent

1 J. G. Barnard, The istlimus of 'Tehuantepec.

- A. R. Wallace, Island-Life.

3 H. R. BaiiLTuft, The Aiative Races, vol. V.

4 Kinjïsborouüh. Mexico» Antiquities: — Adair, America » I»dia»s.