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Livre XVII. Indes occidentales.
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FAUNE, POPULATIONS PU MEXIQUE .

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dans l’antiquité classique, chez les Egyptiens, les Phéniciens , les Cartha-ginois, des indices relatifs à quelque émigration dans le Nouveau Monde, cll’Atlantide de Platon ne pouvait être oubliée dans l’histoire hypothétiquedes ancêtres du peuple mexicain. « Les Atonatiuh, c’est-à-dire les Atlan-tides, dit Alfredo Chavero , sont la race mère des nations civilisées del’Europe et de l’Amérique; les Espagnols et les Toltèques en descendentau même titre; » Brasseur de Bourbourg croit même avoir déchiffré dansun manuscrit nahuatl, le Codex chimalpopora, qu’une « éruption desvolcans ouverts sur toute l’étendue du continent américain , double alorsde ce ■qu’il est aujourd’hui, fit éclater le monde et abîma, entre deuxlevers de l’Etoile du Malin, les régions les plus riches du globe 1 . »Mais les Atlantides du Mexique actuel échappèrent au désastre, et ce sonteux qui l’auraient raconté dans ces monuments de la littérature et de l’ar-chitecture américaine dont jadis nul savant ne pouvait interpréter le sens.

Toutefois l’hypothèse la plus commune, celle qu’ont exposée Guignes,Ilumboldt, Prescolt, Quatrefages, Ilamy, sous des formes diverses, est cellequi voit dans les Mexicains des immigrants d’Asie , venus soit par le détroitde Bering ou les îles Aléoutiennes, soit directement par les étendues océa-niques ou les groupes d’îles polynésiens. La proximité relative des deux con-tinents, Asie et Amérique septentrionale, et le fait incontesté que des navi-gations involontaires ont eu lieu dans les temps historiques entre le Japon et les cêttes californiennes devaient faire naître ces théories et les accréditerauprès d’un grand nombre de chercheurs. Nulle preuve authentique, il estvrai, ne permet d’affirmer que le mystérieux pays où croît le fousanq, etqu’une expédition chinoise aurait découvert au commencement du septièmesiècle 2 , soit réellement le Mexique , et la description de ce pays d’outre-mer que donne l’ancien auteur ne s’accorde guère avec la nature de l’Ana-huac, moins encore avec les mœurs de ses habitants, telles que les décri-vent les conquérants espagnols. De même, la religion des Aztèques est tropdifférente du bouddhisme pour qu’on puisse y retrouver l’enseignementdes missionnaires chinois, et quant aux coïncidences de signes et de figuressymboliques, elles sont, trop vagues, à l’exception d’une seule, — le tuihigravé sur l’autel hémisphérique de Copan 3 , — pour qu’on en tire autrechose que des présomptions en faveur des anciens rapports entre les peuplesqui se font face de l’une à l’autre rive de l’Océan. Les communications

1 Quatre Lettres sur le Mexique .

- Guignes, Recherches sur les navigations des Chinois, Mémoires de l’Académie des fnscrip-(ions, tome XVII.

3 E. F. llamv. Société de Géographie , séance du 2 juillet 1886.