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NOEYELEE GÉOGRAPHIE IM VERSE
« vallée »; mais au sud et au sud-est ils avaient (toussé jusqu’au delà deTeliuantepec, dans le Soeonuseo; enfin à l’est ils avaient conquis toute larégion jusqu’au littoral, de la bouche du lYuiuco à la barre d’Alvarado, enlaissant toutefois sur le plateau nue nation insoumise, celle des Tlaxealans,qui, avec des centaines de tribus insurgées, facilitèrent la conquête duMexique aux envahisseurs espagnols. Des prodiges, des (léaux de touteespèce annonçaient, disent les historiens, la ruine prochaine de la puis-sance aztèque; elle était déjà bien menacée par l’insurrection de sespropres sujets lorsque Cortès et ses alliés tlaxealans se présentèrent devantMéxico . Cependant le nom de la ville somptueuse est resté à tout le terri-toire environnant, même à un ensemble de contrées bien supérieur enétendue au pays de Montezuma, et le nom des Mexicains, qui s'appliquaitjadis à une seule fraction des Aztèques, eux-mèmes une des nombreusesbranches de la race nalma, s’est transmis à une grande nation d’environdouze millions d’hommes.
Ces conquérants espagnols, sujets d’un empereur puissant, dont la vo-lonté personnelle était obéie dans toute l’étendue de son domaine, qui nom-mait des gouverneurs, levait des impôts, recrutait des soldats dans toutesses provinces, ne pouvaient s’empêcher de voir dans le Mexique un empiresemblable à celui d’où ils venaient ; ils s’imaginaient que toute autorité yémanait de la puissance impériale et que celle-ci se maintenait régulière-ment dans la même dynastie, par une sorte de droit divin ; ils ne compri-rent pas que les Aztèques, après avoir vécu en communautés familiales,ne divisant point le sol en propriétés privées, s’étaient constitués en unedémocratie militaire, formée de groupes consanguins qui choisissaientleurs « orateurs », c’est-à-dire leurs chefs'. De même, émerveillés devoir dans le Nouveau Monde une grande cité, plus vaste et plus somp-tueuse que leurs propres capitales, ils durent s’exagérer les richesses duMexique et la culture de ses habitants ; cependant les documents certainsrecueillis sur la langue, sur les sciences et l’art de transmettre la pensée,les soins donnés à la culture et à l’irrigation, enfin les objets que possè-dent les musées, les monuments laissés debout dans le voisinage des citésou dans les solitudes des forêts, montrent que la civilisation mexicaine s’était, par ses propres forces, élevée à un niveau bien supérieur à celuides populations barbares.
La langue aztèque, qui se confondait probablement avec celle des Tol-tèques et des Chiehimèques, et dont certains dialectes se parlaient et se
1 Morgan. Aiicient Sorivtij : — A. F. Banrlolier, ouvrage cilr.