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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
à rester isolés du groupe primitif 1 * : divers noms de lieux et de peuplesprouvent que les Maya, maintenant refoulés dans le Yucatan , occupaientautrefois le plateau de Tlaxcala 5 . Leurs voisins, du côté du sud, dans lesmontagnes d’où se déverse le rio Cazones, sont les Totonaques ou les « TroisCœurs », ainsi nommés, dit-on, parce qu’à l’époque païenne ils faisaienttous les trois ans un sacrifice solennel de trois jeunes garçons, dont ilsoffraient le cœur aux dieux 3 4 . D’après la tradition, les Totonaques auraientaussi accompli de grandes migrations avant les Chichimèques et les Aztè-ques, et comme eux ils se seraient établis sur le plateau d’Anahuac, d’oùla pression des peuples qui les suivaient les refoula graduellement versl’est. La plupart des ethnologistes, adoptant l’opinion de Sahagun *, classentles Totonaques comme appartenant à la même famille que les Iluaxtèqueset les Maya ; cependant des historiens en font une nation distincte.Alphonse Pinart considère aussi comme une peuplade à part, ayant salangue propre, les quelques milliers d’Akal’man, qui vivent entre lesIluaxtèques et les Totonaques, dans le Hidalgo septentrional et l’Etat- deYera-Cruz, principalement autour de la ville de Iluejutla.
Le dernier groupe de familles indiennes dans le Mexique proprement dit,en dehors du Chiapas et du Yucatan , est formé des diverses populationsindigènes qui vivent, au nombre de 600 000 environ, dans les régionsmontueusesdu sud et sur le versant du Pacilique, des environs d’Acapulco àl’isthme de Tehuantepee. Les principales langues, qui d’ailleurs diffèrentpeu, sont celles des Mixtèques et des Zapotèques, les « Gens du Pays desNuages » et du « Pays des Zapotes » (casimiroa edulîs). De même queles Tarasques, ces indigènes étaient les égaux des Aztèques en civilisation,et c’est la conscience de leur valeur qui leur a permis de résister avecénergie aux Espagnols , et même de maintenir une demi-autonomie jusqu’àune époque récente. Unis maintenant au reste de la nation par la vie poli-tique et par une instruction commune, les Mixtèques et les Zapotèquessont parmi les Indiens qui contribuent le plus énergiquement au renou-veau de la prospérité mexicaine. Avant longtemps, l’espagnol se sera sub-stitué dans l’usage courant, comme il l’est déjà dans les écoles, aux languesprimitives de la contrée. De même, les Mixé, les Zoqué, les Chinantèqueset autres peuplades de l’Oaxaca oriental, que l’on désignait généralementsous le nom général de Chontal ou « Sauvages », se résorbent graduelle-
1 Otto Stoll, Zur Ethnographie der liepublik Guatemala .
- Philipp Valentini , The Olmecas and the Tultecas.
7| F. Pimentel, ouvrage cité.
4 Bernardino de Sahagun , Historia de las cosas de Sueva-Espahu.