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que chez les hommes de tonie autre race 1 . Le crâne est brachycéphale, cequi, du moins en beaucoup de contrées, provient des manipulations desaïeules, habiles à mouler la tète de leurs pelits-lîls sur l’intérieur d’unecalebasse \ Les cheveux de l’Indien sont noirs, épais, sans ondulations,comme ceux de l’Américain du Nord. A la naissance, l’enfant a déjàun duvet de cheveux assez abondant. Rarement le vieillard est atteint de cal-vitie et ses cheveux grisonnent à peine. Les indigènes soumis ont l’habitudede laisser les longues mèches de leur crinière cacher à demi le front, cequi leur donne un air stupide, tandis que la plupart des Indiens indé-pendants rejettent leurs cheveux en arrière ou même les rasent complè-tement au sommet de la tète.
Les indigènes des plateaux sont remarquables par leur poitrine vaste etlargement bombée. Ils se distinguent aussi par la grande force musculairede leurs jambes : quand ils se reposent au bord des roules ou dans leursdemeures, ils restent accroupis sur la pointe des pieds, et même après desheures d’une pareille posture ils ne paraissent point fatigués. En voyage,ils marchent à la file, en sautillant légèrement afin de régler leur marche,et toujours penchés en avant comme pour offrir leur large dos à unecharge quelconque : leur attitude est bien celle qui semble convenir à des« bêtes de somme », car telle était naguère la condition que leur avaientfaite les Espagnols. Les femmes agenouillées, la tête et le buste immobiles,le regard fixe, la poitrine haute, ont l’air d’antiques statues égyptiennes : laressemblance est si frappante, qu’on « rêve malgré soi, dit Lucien Biart , àla parenté possible des deux peuples ».
L’Indien du Mexique est extrêmement sobre et régulier dans sa nourri-ture, presque exclusivement végétale, maïs, haricots, piment, bananes.Il aime à s’enivrer en famille de temps en temps; mais, quelle que soit laquantité de pulque ou autres liqueurs qu’il a coutume de boire, il n’ajamais à craindre le delirium tremens. L’Indien est rarement malade; celuiqui a pu échapper aux convulsions et autres maladies de l’enfance estpresque assuré d’atteindre la vieillesse, à laquelle il arrive d’ailleurs sanss’être donné la peine de compter les années. Très rares sont les gens contre-faits : on ne voit nain, pied-bot, ni bossu ; tous les hommes sont forts et bienpris ; toutes les femmes robustes, belles de corps, sinon de visage. Lesblessures les plus graves guérissent facilement chez l’Indien. Il paraît, dureste, être beaucoup plus insensible que les blancs à la souffrance phy-