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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGKAPUIE UNIVERSELLE.

plaitic du Dajio, tributaire du rio Lerma, et de l’autre les fonds du rio San-Juan, une des branches maîtresses du Pânuco; c’est dans cette vallée quese trouve la ville de San-Juan del Rio, délicieuse « cité des jardins ». Lacité de Querétaro , — la « Yille du Jeu de Paume » en tarasque, — estsituée tout près du seuil de partage entre les deux déclivités, à 1850 mètresd’altitude. Les chroniques en attribuent la fondation aux Otomi. vers lemilieu du quinzième siècle, mais toutes ses constructions sont d’origineespagnole; lapins remarquable est un aqueduc de 74 arcades ayant 25mètres de hauteur au-dessus du ravin; un réservoir récemment aménagéen amont de la ville contient une masse liquide de plus d’un million demètres cubes. Querétaro est une des villes industrielles du Mexique pourla fabrication des savons et des cigares : ses filatures de coton occupentdes milliers de travailleurs. Le cerro de las Campanas, qui s’élève à l’ouestde la ville, à la distance de près d’un kilomètre, porte à mi-flanc un petitmonument de trois pierres indiquant l’endroit où, en 1867, l’empereurMaximilien et ses deux généraux, Miramon et Mejia, tombèrent fusillés:la loi qu’on leur appliqua était celle que Maximilien avait signée, le 5 oc-tobre 1865, en condamnant à mort les Mexicains combattant pour leurindépendance 1 .

L’État désigné du nom de Hidalgo, en mémoire du curé qui le pre-mier appela les Mexicains à la révolte, est de formation récente : jus-qu’en 1869 il avait fait partie de l'État de México . De même que l'Etallimitrophe, Querétaro , il est très inégalement peuplé : la moitié septen-trionale, occupée en entier par des montagnes, est la moins habitée : lesvilles, Zimapan, Jacala, Mextitlan, Iluejutla,—ancienne cité des Iluaxtèques,— y sont assez éloignées les unes des autres. La population se presse sur-tout dans les grandes plaines fertiles de la partie méridionale, que do-mine une région minière très productive. C’est là, près d’Actopân et desbizarres montagnes des «Orgues », que se trouve le chef-lieu, Pachuca,ancienne ville rattachée au réseau mexicain des chemins de fer par unembranchement ; près de là les Indiens exploitaient déjà les veines d’or etd’argent avant la conquête. Les Espagnols s’emparèrent de ces mines etpoursuivirent les recherches; c’est même dans le voisinage de Pachucaque fut découvert le procédé d’amalgation à froid, dit du patio, qui lutensuite \ ’ dans toutes les usines mexicaines. Le groupe minierde Régla, entre Pachuca et Atotonilco, est devenu fameux sous le nom deReal del Monte, modifié récemment en Minerai del Monte : on relira de

Ch. Mismer, Souvenirs de la Martinique et du Mexique .