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Livre XVII. Indes occidentales.
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QUERÉTARO , PACHUCA, TULA.

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cos gisements pour des centaines de millions d'argent avant l'incendie desboisages et les inondations qui ruinèrent les travaux. Depuis la guerre del’Indépendance, l’exploitation a été reprise avec des contre-maîtres anglais de la Cornouaille et des milliers de Mexicains ; elle dispose d'un matérielde machines très puissantes et fournit à l’hôtel des monnaies de México la plus forte partie du métal qu’il reçoit 1 .

Pachuea est située à peu près à moitié chemin entre deux anciennescités puissantes des Toltèques , Tulancigo et Tula. La première, — lau Petite Tula », — que l’on dit être d’origine plus antique, est bâtie aupied d’un volcan, à l’est du chef-lieu actuel, près de l’extrémité orientaledu plateau. Avant la conquête, les Indiens y taillaient en instrumentstranchants de toute nature les obsidiennes recueillies dans une montagnevoisine, le eerro de las Navajas ou « mont des Couteaux ». Les gisementsde cet endroit semblent .avoir suffi à la consommation de tout l’Anahuacdepuis l’époque préhistorique jusqu’à l’arrivée des Espagnols ’. Tula, l’an-tique Tollan ou « Ville des Roseaux », est un village situé dans une cam-pagne charmante qui traverse le chemin de fer de México à Querétaro .On y a trouvé aussi en abondance des ossements d’animaux, des flèches etd’autres armes ; mais une découverte plus curieuse est celle des construc-tions anciennes, que M. Charnay a déblayées au sommet de monticulesd’où l’on voit se déployer un immense horizon : ces débris de mai-sons toltèques seraient ceux de plusieurs temples et d’un palais. Unfait remarquable est que les architectes de Tula employaient dans lesédifices les matériaux les plus divers, bois, cailloux, pierres, ciment, mor-tier, et même la véritable brique cuite, mais non ces adobes, — les« toubes » de l’Algérie s ,— briques simplement séchées an soleil, dontles Aztèques ont fait un si grand usage et que les Hispano-Américainsemploient pour les bâtisses ordinaires dans le nord de l’Anahuac etjusque dans le Nouveau-Mexique .

L’Etat de México a perdu ses anciennes dimensions, puisque Hidalgoau nord, Morelos au sud, ont été démembrés de son territoire; en outre,le « District fédéral », qui entoure la capitale, forme une enclave distinctede l’Etat, et, de même que le district de Columbia aux États-Unis , estsous l’administration directe du Congrès. Quoique réduite à une superficiemoindre de moitié que son ancienne étendue, la province possède encore

1 Frappe annuelle à l’hôtel des monnaies de México, pendant la décade de 1878 à 1888 :

55 600 000 francs, dont 1 million d'or.

i Guillemin-Tarayre. Archives de la Commission Scientifique du Mexique, vol. III.

r> J. llybovvski, Revue de Géographie, juin 1890.