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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE .

depilans), s’élève sur la plage du port. Sur l’un des promontoires exté-rieurs de la rade, la mer s’engouffre dans des cavernes et rejaillit parun « souffleur » ou bufadero à près de 50 mètres au-dessus des vagues.D’anciennes chaussées zapotèques ou huabi et des restes d’édifices sevoient aux abords et sur la terrasse d’un promontoire voisin'. Une villedéchue de la contrée voisine fut la capitale de la nation huabi, coloniede navigateurs que l’on dit originaires du Pérou et qui s’est fondue dansles populations environnantes : c’est Jalapa dcl Marquès, que l’on appe-lait jadis Jalapa « la Grande « pour la distinguer de Jalapa de la Feria,chef-lieu actuel de l’État de Yera-Cruz ! . Une autre ville antique estGuiengola, dont le temple était désigné par les Zapotèques sous le nom de« Cœur du Peuple ».

Une partie considérable de l’État, environ le tiers, appartient au bassinde l’Atlantique par le Papaloapan, ses affluents et le Coatzacoalcos . Uebourg principal de ce versant septentrional est Ixtlan, situé dans un cirquefertile de la haute vallée du rio Papaloapan, en face de la montagne su-perbe du San-Felipe : la ville est aussi connue sous le nom de Yilla-Juarez,d’après le plus illustre de ses enfants, celui qui maintint l’indépendancemexicaine contre Maximilien. C’est dans le même bassin fluvial que setrouvent les anciennes villes de Cuicatlan, Quiotepec, Tuxtepec, où l’on adécouvert de nombreux objets de l’époque précolombienne.

La partie orientale de l’Oaxaca a pour chef-lieu Tehuantepec ou « Mon-tagne des Tigres », antique cité des Iluabi datant de siècles antérieurs àl’occupation zapotèque et à la conquête. Elle est d’ailleurs la seule localitéde la contrée qui mérite le nom de « ville » ; encore est-elle divisée enplusieurs quartiers distincts par des buttes et des dos de terrain, de sortequ’on ne peut la voir en un seul panorama et que l’aspect des diversesparties est celui de villages. Elle est environnée de palmeraies splendideset de riches orangeries; les fruits de ses jardins sont exquis; mais en de-hors de la banlieue les campagnes n’offrent qu’une broussaille immense,hérissée de cactus et peuplée de gros lièvres, hauts sur pattes et à ventreblanc 1 2 3 . Ues « tigres » ou jaguars qui ont valu son nom à la ville sont en-core assez nombreux dans le maquis : chaque hacienda a son tigrero ou« tigrier » qui chasse les dangereux félins avec une meule de chiens dres-sés. On célèbre dans tout le Mexique les femmes de Tehuantepec pour larégularité des traits, la perfection des formes et la noblesse de la dé-

1 .1. Vt. von Millier, Beitrage zuv Geschichte, Statistili und Géologie von Mexiko.

2 Brasseur Je Bourbourg, Histoire des Nations civilisées du Mexique .

3 B. Charnay, Cités et Ruines Américaines .