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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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on ne peut en eilet concevoir la propriété que sous deux formes, la com-munauté absolue de la terre ou son partage en grands domaines.

La forme du littoral yucatèque sur toute la face septentrionale de lapéninsule s’explique en partie par la pression des eaux intérieures quis’épanchent au-dessous de la grande dalle calcaire du Yucalan. Une llècbecôtière borde la côte de l’angle nord-oriental de la presqu’île; mais cettellècbe ne se développe pas librement en mer comme les cordons littorauxdes côtes du Texas et du Tamaulipas , de l’autre côté du Golfe : elle longeétroitement le rivage lixe ; la double plage, extérieure et intérieure,présente les memes inflexions avec un étonnant parallélisme. C’est versl’extrémité orientale que cette levée de sable a le moins de régu-larité : de ce côté elle est interrompue en plusieurs endroits et constituemême une grande île, le Holbox, qui se recourbe au-devant d’une baieconsidérable, la Boca del Conil ou la « Bouche du Lapin », où des sourcesd’eau très abondantes jaillissent à 40U mètres du rivage, au milieu deseaux salées 1 . La llècbe normale commence à l’ouest de cette baie pour semaintenir sur une longueur de 275 kilomètres, sans offrir plus de deuxgraus ou passages étroits, en face de petites rivières qui coulent, par unphénomène bien rare, dans celle partie du littoral.

Celle étroite coulée qui sépare la côte ferme du Yucalan de sa côte chan-geante est désignée sous divers noms, laç/una, pantano, tierrn fanyosa;on lui donne d’ordinaire l’appellation de rio, ou même rio Lagartos,« rivière des Lézards ou Crocodiles ». Au premier abord, ce terme de« rivière » semble peu justifié pour un long bayou qui pendant la saisonsèche est interrompu sur plusieurs points; non seulement il est coupé degués, même de sentiers, et maintenant de chaussées pour les roules et deremblais pour un chemin de fer, mais des fourrés d’arbres aux racinesentremêlées unissent une rive à l’autre, et quelquefois il ne reste du rioque des mares allongées. Des sources nombreuses rejaillissent en pleinemer*; cependant c’est dans le canal de séparation entre la côte fermeet le cordon littoral que se déverse la plus forte part du trop-plein descenotes et l’apport de ces eaux suffit pour que la plage extérieure, forméepar le heurt des vagues et le dépôt des sables et du corail rompu, soitretenue à une certaine distance au large. A l’angle nord-occidental du Yu-catan, la langue de sable riveraine se recourbe vers le sud avec une régula-rité presque géométrique et se termine près d’une pointe de la côte connue

' Alex, de HiimLoldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espuqne.2 Satlot des Noyers. Mer des Antilles et Golfe du Mexique .