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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

centlaval, « venl d’aval » ou vent du sud, l'emporte de mai en octobre,c'est-à-dire en été, quand le soleil passe au zénith de la contrée. Toutefoisle régime de ces vents alternants n’offre pas une régularité parfaite : lescourants atmosphériques normaux sont fréquemment remplacés par desvents qui soufflent d’une autre partie de l’horizon : les inégalités de relief,de contours et d’orientation que présentent les terres modifient à l’inlinila marche et la violence îles airs. D’ordinaire, c’est pendant les moisd’hiver que le temps est sec et le ciel pur; les orages, les tempêtes, lestornades et les pluies viennent avec la mousson d’été.

La péninsule du Yueatan, qui but saillie en dehors de la masse conti-nentale, entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes , participe beau-coup plus que le versant de la mer du Sud au climat normal de la région :située dans la zone de l’alizé du nord-est, elle est d’ordinaire soumise à cevent; mais la roche calcaire et privée de ruisseaux, que présente la contréedans son étendue presque entière, devient pendant les chaleurs un foyerd’appel qui attire de toutes parts les vents marins : les brises provoquéespar la chaleur journalière tournent sur l’horizon suivant le mouvement dusoleil. Les tempêtes violentes venues du nord, c’est-à-dire des campagnesmississippienneset du Texas , interrompent fréquemment les alizés réguliers.Les mois les plus secs de l’année sont mars, avril et mai, il est rare qu’uneondée tombe pendant celle saison; mais aussitôt après commencent lesorages et les averses, comme dans le Chiapas ; ils durent jusqu’en novembre,époque où les vents réguliers, n’apportant que rarement des pluies,reprennent la prépondérance : on pourrait ainsi diviser l’année en troissaisons, celle de la sécheresse, de l’humidité et du vent 1 . Le climat duYueatan est pour les blancs un des plus dangereux des parages du Golfe. Lafièvre jaune y a fait souvent de nombreuses victimes, mais la maladie la[dus redoutable du pays est la phtisie, à la fois endémique et héréditaire,menaçant les individus qui y sont prédisposés en apparence aussi bienque les hommes offrant l’aspect de la force et de la santé : les soldatsmexicains envoyés en punition au Yueatan se considèrent comme con-damnés à mortb La dysenterie est aussi une des maladies qu’on doit le[dus craindre au Yueatan. Dans le Tabasco, pays coupé de fleuves, où lapopulation vit autant en canot que sur le sol ferme, les lièvres paludéennessont la maladie par excellence; mais la phtisie, le fléau du Yueatan auxferres sèches, est presque inconnue sur ces terres humides 7 ’.

' Arthur Morelel, Voyage dans l’Amérique Centrale .

- I). Charnav, Anciennes villes du Nouveau Monde.

3 I). Jourrlanet. Du Mexique dans ses rapports avec la vie de l’Iiomme.