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Livre XVII. Indes occidentales.
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PALENQUE . OCOCINGO, LORILLARl).

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emportant une pierre quelconque comme souvenir, enfin, chez maintvisiteur indigène ou étranger, le sot amour de la destruction, ont l'ait dispa-raître une partie considérable des monuments. Le plus vaste, désigné sousle nom de pnlacio , paraît avoir été en effet un « palais » ou un monastèreet non un temple, car il est divisé en un très grand nombre de chambres,de compartiments, de corridors. Comme tous les autres édifices, il s’élèvesur un haut piédestal en forme de pyramide tronquée. Une de ses façadesprésente une rangée de piliers soutenant une architrave en surplomb d’uneffet très original ; les parois sont couvertes de sculptures. Un autre édi-fice de Palenque contenait la fameuse « croix grecque », le symbole dudieu de l’air humide, 1’ « arbre de vie » ou « de fécondité », qui a donnélieu à tant de discussions entre les archéologues; enfin, dans ce mêmetemple se trouve une statue que sa haute tiare et ses bandelettes font res-sembler singulièrement à une figure égyptienne.

Au sud-ouest de Palenque , à peu près à moitié chemin de ce bourg à lacapitale du Chiapas , San-Cristébal, dans une haute vallée que parcourt unaffluent occidental de l’Usumacinta, se groupent les maisonnettes d’Oco-cingo, dont le nom sert à désigner également une ancienne ville située à8 kilomètres plus à l’est : les Indiens l’appellent Tonila, c’est-à-dire« Maisons de Pierre », et l’on a dit, mais sans preuves, que cette ville futl’antique Tulha, capitale des Toltèques du sud. La cité ruinée d’Ococingorenferme une sculpture en ciment qui étouna les visiteurs, Stephens, Calher-xvood, Brasseur deBourbourg, par son aspect tout à fait égyptien : c’est unglobe pourvu de grandes ailes étendues au-dessus d’un porche de palais.Des buttes funéraires s’élèvent sur les monts et les collines dans toute lacontrée qui sépare Ococingo et Palenque ; au dire des habitants du pays, ily aurait encore des édifices magnifiques dans les montagnes de Tumbalà,entre les deux bourgs, et plus au sud vers San-Cristébal et Comitan’.

Récemment une de ces villes inconnues du pays des Lacandons a étéretrouvée sur la rive gauche de l’Usumacinta, en un endroit que les mar-chands du Guatemala et de Campeche ont dû visiter fréquemment dansleurs voyages, mais dont ils n’avaient jamais parlé que vaguement. Ce sontles ruines de Menche, signalées pour la première fois par Suarez vers 18G8,puis visitées par Rockstroh en 1881, par Maudslay et Charnay en 1882 : cedernier voyageur donna à l’antique cité le nom de Lorillard, d’après le Mé-cène américain de son expédition. L’emplacement de la ville ruinée se

' Brasseur de Bourbourg, Recherches sur les Ruines de Palenque ; — D. Charnav, Cités etRuines américaines.