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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
«le plusieurs centaines de mètres carrés, sur une épaisseur de 4 mètresau-dessus de la ligne des eaux 1 .
LTsumacinta, qui s’unit au Grijalva en amont de Fcontera, n’a point devilles dans la partie de son vaste bassin qui appartient aux Etats mexicainsde Chiapas, de Tabasco et de Campeche. Le lieu le plus connu de cetterégion, Palenque ou la « Palissade », n’est qu’un petit village, situé, à unecentaine de mètres en altitude, sur l'une des dernières pentes du plateaumourant que limitent les terres alluviales parcourues par l’Usurnaeinta :au nord, la lagune de Catazaja, entourée de grandes forêts, est le portintérieur par lequel les habitants des collines peuvent communiqueren bateau avec tous les points de l’immense delta : près de là, le villagede las 1res Cruces ou des « Trois-Croix » rappelle, dit-on, le passage deCortès*. Palenque , fondée pendant la deuxième moitié du seizième sièclesous le vocable de Santo-Domingo , prit bientôt, malgré son isolement aumilieu des forêts, une grande importance comme lieu de transit commer-cial, car là viennent se réunir les sentiers qui contournent les terres bassesaux innombrables canaux : Palenque était au siècle dernier le principallieu d’étape des caravanes entre le Guatemala et Campeche". Le déplace-ment des voies de trafic a replongé de nouveau Palenque dans la solitude;cependant il y restait encore un certain nombre de propriétaires bourgeois,retenus par la salubrité du pays et la beauté des environs : en 18(39, uneinsurrection des Indiens les mit en fuite; maintenant le village est pres-que désert et sa grande place est envahie par les herbes.
A une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Palenque , en pleineforêt, s’élèvent les ruines grandioses d’une cité dont le nom mêmes’est perdu et qui fut peut-être Aachan ou Colhuacan, la « ville des Ser-pents ». Les commerçants de Palenque en ignorèrent même l’existencejusqu’au milieu du dix-huitième siècle et c’est en 1746 seulementqu’elles furent découvertes fortuitement, en 1775 qu’on les explora avecméthode l . Depuis cette époque, elles ont été plusieurs fois visitées etdécrites, reproduites par le dessin et la photographie; mais l’œuvre dedestruction a été rapide : l’humidité du climat, le travail de la végéta-tion, l’action des incendies que l’on a souvent allumés au milieu des ruinespour ouvrir des clairières dans les fourrés, l’avidité des fouilleurs désireuxd’enrichir les musées ou leurs collections personnelles, ou des ignorants
1 D. Charnav, Anciennes villes du Nouveau Monde.
1 William H. Prescott, History of the Conquest of Mexico.
5 A. Morelet , Voyage dans l'Amérique Centrale.
* H. II. Bancrot't, The Native Races, vol. IV, Antiquities.