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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
pas toujours la peine de se présenter devant leurs consuls, ou même cher-chant à éviter le déplaisir d’être classés parmi les Gaehupines : un restede préjugés nationaux s’est encore maintenu contre eux. Apres les Espa-gnols, les Français et les Italiens sont les plus nombreux.
De même que dans les autres pays dont la population grandit rapide-ment, l’agriculture et l’industrie ont crû en des proportions plus fortes.Le maïs, qui fournil la principale moisson dans toute la zone tempéréeet même sur les plateaux, est la céréale par excellence pour les Hispano-Mexicains, comme elle l’était jadis pour les Aztèques, et le mets national,à la préparation duquel plus d’un million de femmes s’emploient chaquejour, est encore la crêpe chaude de maïs ou tortilla : la valeur annuelledes récoltes est en moyenne de 550 à 600 millions de francs. Le froment,que l’on cultive en « terre froide », à côté du maïs, n’a qu’une bienmoindre valeur dans l’économie de la contrée et ne représente annuel-lement qu’une centaine de millions. La production de l’orge est encoremoindre, et le riz n’est récolté que dans les régions basses, à côté dumanioc, sur les deux versants du Pacifique et de l’Atlantique. Les frijolesou haricots entrent dans l’alimentation de la plupart des Mexicains, et l’onen récolte chaque année, avec les pois, les fèves et les lentilles, pour unevaleur qui dépasse 50 millions de francs. Les pommes de terre ne sontguère appréciées dans leur pays d’origine; c’est la banane, fruit de prove-nance asiatique, qui, après le maïs et les haricots, est le plus recherché parles Mexicains pour leur nourriture. Dans les parties les plus chaudes desterres tempérées, un bouquet de bananiers à quatre ou cinq tiges produiten moyenne de 15 cà 18 régimes, soit de 620 à 720 fruits; or douze bananespar jour suffisent pour rassasier un homme : un espace de 15 mètres carréscultivé en bananiers est le terrain strictement nécessaire pour subvenirà l’alimentation d’un indigène, tandis que pour obtenir le même résultatpar la culture du froment il faudrait une superficie d’au moins 120 mètrescarrés'. Et que de fruits les Mexicains peuvent placer sur leurs tables! A lafois tous ceux que produisent la zone tropicale et la zone tempérée : lesoranges et les noix de coco, les raisins et les chirimoyas. Il n’est pas demarchés fruitiers plus merveilleux pour la variété des produits que ceux deMexico et des autres villes du plateau.
La boisson usuelle des Mexicains n’est point fournie par la vigne, quid’ailleurs réussit admirablement en diverses parties du Mexique , notamment