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Livre XVII. Indes occidentales.
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AGRICULTURE DU MEXIQUE .

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Le maguey, que les Mexicains appellent, comme ailleurs le cocotier,planta de las maravillas, fournit encore d’autres produits que le pulqueet le mexcal ; il donnait le papier aux anciens Aztèques; il procure àleurs descendants une espece de pomme, du savon, et surtout des fibresque l’on emploie diversement, suivant les espèces, pour la fabricationdes brosses, des cordages, des fils ou des étoffes. Les petites variétés detnaguey dites ixtli et leclmguilla (agave heleracantha ) contribuent pourune forte part à l’enricbissement de San-Luis Potosi et de Yalles, et lesZapotèques d’Oaxac-a expédient des objets de tonte espèce en -fibre depila ( bromelia silvestris). Le heneguen (agave sisalemis) a fait beaucoupplus encore pour la prospérité du Yucatan , et ce sont précisément lesrégions les plus arides de la contrée qui, grâce à ce cactus, ont le plusrapporté à leurs propriétaires. La fibre de cette plante sert à fabriquerdes câbles, des cordes, des toiles grossières, qui, inférieures au chanvrecomme solidité, n’en sont pas moins très demandées par l’industrie, sur-tout dans l’Amérique du Nord : c’est le henequen qui a valu au Yucatan son réseau grandissant de voies ferrées, les jetées que l’on a construitessur ses côtes et l’accroissement rapide de sa population. Chaque haciendapossède sa machine à vapeur, employée à hacher les feuilles de cactus et ànettoyer la fibre.

Parmi les denrées d’exportation obtenues au Mexique il en est deux, lacochenille et l’indigo, qui ont cessé d’avoir grande importance, ruinéesl’une et l’autre par la concurrence, l’une de la cochenille canariote, l’autrede l’indigo gangétique, et remplacées partiellement par les couleurs d’ori-gine minérale. La « graine » ou cochenille a surtout déchu. Tandis quel’üaxaca, qui était autrefois le principal lieu de production, exportait encoreen 1870 ce produit pour une valeur d’un demi-million de kilogrammes,la récolte totale n’était plus que du cinquantième en 1877, et partout lesfrais de culture avaient dépassé le prix de vente ' : aussi les nopals (cactuscoccinifera), dont les feuilles nourrissaient l’insecte, sont-ils presque uni-versellement remplacés par d’autres plantes, surtout par les cafiers A Maisil est une autre espèce de cochenille qui rapporte beaucoup et que l’oncommence à cultiver : c’est Y a je ou axin (llaveia axin ) ou « cochenille àgraisse », très commune dans toute la partie basse et tempérée du Mexique méridional. Les femelles adultes de l’insecte, bouillies dans un vase enmétal, rendent environ 27 pour cent de leur poids en une graisse, l’axine.

1 Exportation de ta cochenille au Mexique en 1800 : 1 000 000 kilogramme?.

« » » en 1882 : J1850

- Informes »/ documentas relativos à Comercio . 1887, n° 20.

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